‹ Une nuit de Gustave Wasa, ou, Le batelier suédoisChapitre 19 sur 31 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

La jeune Annette

Aimait Lubin,

Mais en cachette, Car le père de la pauvrette Se refusait à son hymen.

Ces chers enfants,

Pendant deux ans.

Se lamentèrent, ,

Se désolèrent ;

Mais un beau jour

Voilà ce père

Que tant d'amour Rend enfin moins sévère.

Depuis ce temps.

Dans le village , Quand des parents

Dans leurs penchants . ;

Traversent deux amants.

Tout bas chacun va répétant : enfants.

Ne perdez pas courage ; Le calme vient après l'orage.

Et souvent le bonheur Naît au sein du malheur.

CATHERINE

Voilà vraiment de belles leçons à donner à votre sœur !

MILLER

Pas si mauvaises, ma mère: l'exemple d'Annette l'engagera au moins à prendre patience; et puis qui est-ce qui sait ce que le temps nous garde? Pourquoi se tourmenter aujourd'hui de ce qui fera peut-être notre bonheur demain? Éric est pauvre, mais il peut s'enrichir.

CATHERINE

Préférer un batelier au magister de ce village, à monsieur Sotman, à un homme d'esprit qui.... Ah! que vous avez peu d'élévation dans les sentiments !

MARIE

Que voulez-vous, ma mère!

CATHERINE

Silence! qu'on ne raisonne pas davantage; allumez la lampe et mettez-vous à apprêter le souper. Eh! voici, je crois , le cher monsieur Sotman !

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