‹ Une nuit de Gustave Wasa, ou, Le batelier suédoisChapitre 29 sur 31 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

BRANDT, RODOLPH à table, CATHERINE, MARIE, SOTMAN, MILLER.

s o T M A N ( ù'ès troublé, et sans apeixevoir les Danois ).

Je vous demande pardon, voisin , si je viens vous déranger si tard; mais les Danois m'ont expulsé de mon domicile. Ces gens-là n'épargnent rien, pas même les établissements d'instruction publique. Je sais que les moulins sont respectés , eu égard aux subsistances , et je viens vous demander asile.

RODOLPH (se levant de table).

Est-ce que mes soldats vous auraient insulté?

SOTMAN.

Bien au contraire, messieurs, je suis trop heureux.... Oserais-je vous demander s'il y a du nouveau? Gustave....

RODOLPH

Est perdu sans ressource.

SOTMAN (à Miller).

Que vous ai -je dit? Je voudrais bien savoir ce qu'est devenu cet impertinent soldat qui était ici tout-àrheure.

RODOLPH

Un soldat suédois?

MARIE (à part , et bas ).

O le méchant bavard!

MILLER (de même).

Taisez-vous donc.

SOTMAN.

Oui, un soldat suédois, qui prétendait s'être échappé avec Gustave du château de Peterson.

BRANDT (à Rodolph).

Ceci cache quelque mystère.

RODOLPH (à Miller).

Vous m'en avez imposé. Où est ce soldat?

MILLER

Messieurs , il est parti.

CATHERINE

Oui, messieurs, il est parti.

RODOLPH

C'est impossible, le village est cerné, il aurait été pris.

SOTMAN (à Catherine).

Vous voyez, je lui avais bien dit que le village était cerné.

CATHERINE

L^ssez-moi tranquille.

BRANDT

Capitaine , il doit être ici.

RODOLPH

Qu'on cherche par-tout.

BRANDT [désignant la chambre oit est Gustave). Oui; et commençons par cette chambre qu'on n'a pas voulu nous ouvrir.

MILLER (retenant Brandt).

Je vous ai déjà dit qu'elle renferme ce que j'ai de plus précieux dans mon moulin.

RODOLPH

N'importe.

SOTMAN.

Messieurs, messieurs, respect aux subsistances!

RODOLPH ( repoussant Sotman ).

Ouvrez.

MILLER ( s' élançant au-devant des soldats ).

Arrêtez !

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