‹ Une nuit de Gustave Wasa, ou, Le batelier suédoisChapitre 8 sur 31 · ERIC. MARIE · texte numérisé non relu

ERIC. MARIE

Ah ! qu'on est bien pendant l'orage ! Ah ! qu'on est bien pendant l'orage !

Que peux-tu craindre dans mes bras? Puis-je rien craindre dans tes bras?

Auprès de moi reprends courage, Auprès de toi j'ai du courage.

Loin de moi tu n'en aurais pas. Loin de toi je n'en aurais pas.

MARIE

Le bruit s'éloigne, ah! je respire. (Elle se lève. )

É RTC [la i^etenant).

Mais je voudrais encor te dire

lo UNE NUIT

MARIE

Non ; ma mère m'attend.

ÉRIC

Encore un seul instant.

MARIE, Non , non , je n'entends plus l'orage , Nous pouvons risquer le passage.

ÉRIC

Que les instants m'ont semblé courts !

J'étais heureux pendant l'orage, Ah! que n'a-t-il duré toujours!

MARIE

Partons, partons, je t'en supplie.

ÉRIC

Ne t'en va pas , chère Marie ; Parlons encor de nos amours.

M A R I E ( elle monte sur la barque ).

Il faut partir.

ÉRIC [conduisant la barque qui balance doucement sur les JloU).

Ah! quel dommage Qu'un si joli voyage Ne puisse pas durer toujours !

Va, va, je t'aimerai toujours.

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