‹ Une nuit de Shakespeare; conte en trois actes. Pref. de Grégoire Le RoyChapitre 31 sur 32 · HUITIÈME SCÈNE TITANIA, WILLIAM, LES PRÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

HUITIÈME SCÈNE TITANIA, WILLIAM, LES PRÉCÉDENTS

TITANIA (au balcon) Psst, Psst, Roméo.

WILLIAM Elle parle...

TITANIA Est-ce toi, Roméo?

WILLIAM

Ohf mais c'est vrai! Elle parle! Qui m'appelle? Est-ce toi, ma bien-aimée? »

TITANIA Moi, c'est moi, je t'attendais.

WILLIAM J'ai eu si peur! Ahf mauvaise, pourquoi m'as-tu fait si peur?

L'amour est-il toujours ton compagnon ?

WILLIAM

A présent il doit être caché dans mon cœur, car tout brûle dans mon sein, tout brûle f...

TITANIA

Alors, demande-lui qu'il te prête ses ailes pour venir jusqu'ici. Ta bouche est si loin, je n'entends pas tes serments.

WILLIAM

J'arrive, mes bras suffisent. (Il escalade le balcon.) Me voici I

TITANIA

Comme tu trembles. As-tu cru vraiment que j'étais partie pour toujours?

WILLIAM Comment en douter! Cette absence, le navire, Green ?

TITANIA

Ne devais-je pas me débarrasser de lui ? En ce moment le pauvre homme, pris au piège, vogue, contre son gré, vers des pays lointains ; il ne reviendra plus.

WILLIAM Perfide comme l'onde.

TITANIA

C'était pour toi, mon doux Roméo.

WILLIAM Ne me donne pas ce nom, la joie de Roméo fut trop brève.

Continuons à lire les strophes remplies de ses baisers et de plaintes ; la chambre tiède nous attend.

WILLIAM

Lirons-nous longtemps?

TITANIA

Oh I oui, longtemps, longtemps f jusqu'au chant de l'alouette.

(Ils disparaissent.)

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