M. DU.MEURIER
Gomme vous voudrez. Mais vous n'avez pas vu la révolution.
M. COBARD.
A la bonne heure! {k p.rt.) Être mortifié par un gros benùt comme ça. Ah! quand il no sera plus chez lui!...
MADAME DUMEURIER el MADEMOISELLE AUZET, arrivant; toik'liu loyaliale : rut>c8 Itlamlies, Iti Je jarilin aux boauets.
Nous voici! nous voici!
M. COBARD.
Charmantes! charmantes!
MADAME DUMEURIER.
Voilà comme nous étions habillées quand nous fûmes voir diner le comte d'Artois! Vive le comte d'Artois! J'ai entendu rire mon mari, tantôt; il est de bonne humeur à présent.
M. COBARD.
Oui, nous riions ici comme des fous; M. Diuneurier est si farceur.
MADAME DUMEURIER.
Oh! vous êtes deux bons compères ensemble.
Il me faisait des contes du Mai-tigues.
MADEMOISELLE AUZET.
Ah! VOUS parlerez de vos contes demain. Une bonne ide'e, monsieur Cobard ! allons en procession chez M. Godeau; montez prendre mon drapeau blanc, et vous marcherez en tête.
M. COBARD.
Bien ! bien ! j'y vais d'un saut.
(Il rentre.) M. DUMEURIER.
Ah! vous en faites aujourd'hui, des folies.
MADAME DUMEURIER.
Oh! débarrassons-nous vite de ce grognon.
M. DUMEURIER.
Oh ! partez, partez, parlez ; on f eut vous assommer, vous lapider, vous mettre au château d'If, je m'en moque comme du Grand Turc; bonsoir.
(Il rentre.) MADEMOISELLE AUZET.
Votre mari se damne, il se damne comme un Caïn.
Ah! il faut que je fasse dire des messes pour lui, sans qu'il en sache rien. Les premières indulgences do sept ans et de sept quarantaines, que je gagne, je les lui applique.
102 UNE NLlï DU MIDI
MADEMOISELLE AUZET.
Eh ! je lui ai appliqué^ moi^ celle de quaiante heures^ pour l'octave du Saint-Sacrement, ça n'a rien fait.
(Rentre M. Cobard, le drapeau blanc à la main.) M. COBARD.
Vive le roi!