‹ Une nuit du MidiChapitre 58 sur 61 · DE LA BIBLIOTHÈQUE NOUVELLE · texte numérisé non relu

DE LA BIBLIOTHÈQUE NOUVELLE

à 1 fraac le volume

Otand in«l6 de 400 pages, imprimé avec caractères neuflii sur beau papier satiné»

LIBRAIRIE NOUVELLE

mOULBVâftD DBl ITâLIBIIS, 15.

JACCOTTBT, BOURDILLIAT BT G*. tDITBUlS. 1

m r&MIG LE VOLUME.

ià\m ciiUml (00,006 lellres ii màu, valeu ée éeai Tolmes il-S^

Jamais le besoin de lire n*a été plus développé qu'en ce tempSH^i.

On Ut tout autant et même plus que par le passé ; seulement les conditions de lecture sont changées. Donc quelque chose de nouveau est à faire.

Ce qui paralyse la librairie française, — pourquoi ne pas le dire tout de suite? — c*est la timidité des éditeurs.

On se défie du public, et Ton croit être fort audacieux en tirant un livre à 1,500 exemplaires. Qu*en arrive-t-il? Que, pour couvrir les frais de l'édition, les droits d'auteur, les remises aux confrères, et avoir, en fin de compte, un bénéfice suffisant, on est forcé de vendre fort cher ce qu'on aurait pu donner à deux tiers meiUeur marché avec un tirage plus considérable.

G*est aussi évident qu'incontestable.

Partant de ce principe, les fondateurs de la Bibliothèque Nouvelle viennent hardiment faire, pour les produits littéraires, ce qui se fait pour tous les autres produits industriels ; ce qui s'est fait, et Ton sait avec quel bonheur, pour les grands joi^aux, par exemple.

Donner beaucoup, donner à bon marché, tout est là aujourd'hui , c'est vingt fois prouvé.

Les volumes de la Bibliothèque Nouvelle seront, du premier coup, tirés à 10,000 exemplaires, et le prix en sera uniforme, accessible à tous : — UN frane scnlcnient.

OUVAAGBS 9A&U8.

A. D? LAMARTUVE.

G ENEVifeVE. — Histoire d'une Servante^ 1 yo1.de 384 pages. 1 fr. Ce livre est à la fois une bonne action et nn chef-d'ÔBUvre. Dans toute fa> mille digne de ce nom, il doit passer des mains du maître dans celles des serviteurs. ^

H-* E. DE QOIABDIN. — S. SAZVDEAtJ. » MÊRY. — TH. CAUTIEB.

La Croix de Bernt^ 1 vol. de 320 pages 1 fr.

La Croix de Bf>my est une joute littéraire des plus brillantes. M"* de Girardin , Méry, Théophile Gautier et Jules Sandeau y rompent des lances comme des preux. A qui la victoire ? CTest au public à juger. Le livre n'en est pas moins une œuvre unique en son genre, qui a pris date, et dont l'intérêt ne vieillira pas.

Histoires nori^andes^ 1 voL de 830 pages 1 fr.

M. Alphonse Karr se recommando de lui-même. Cest une des originalités les plus accusées de ce temps-ci. Quand tant de gens visent à l'étrange, au monstrueux, à l'impossible, l'auteur des HisloirtM norman'te» ne prétend qu'au bon sens et ramène tout à la réalité ; seulement, dans catte réaction apparente contre les fantaisistes, M. Alphonse Karr est la fantaisie par excellence. Les HistoiVfS normandes renferment Clntilde, cette nouvelle si émouvante; Rote et J&an Uuchemin, simple histoire de village, et les récits de cette plage de Trouville que M. Karr a rendue célèbre.

Une Conversion, i vol. de Î84 pages 4 fr*

L'intérêt qui s'est attaché à ce livre n'est pas dû seul à la vie aventurière et à la fin héroïque de l'auteur. Cest aussi une œuvre littéraire remarqtuible par le style, par la composition, et qui a le plus légitime succès.

M** UOTArnSSB (aée Mmwim C«»«Ue),

Heures de prison^ 1 voL de 320 pages 1 fr.

La première édition de ce livre, tirée à 8,000 exemplaires, s'est rapidement et complètement épuisée. Marie Capelle raconte dans ces pages résignées sa vie de réclusion et de silence avec une mélancolie si touchante, avec de tels cris de l'âme, que les cœurs les plus prévenus s'émeuvent a ces plaintes

«iouces,

■TEIiDMAK. <lie«T Bey-to).

Le Rouge et le Noir, 1 ^oL de 500 pages 1 fr.

On rend enfin aujourd'hui à Stendhal toute la justice qu'il mérite. Le Rouge et le ï^ifir est, de l'aVeu de tous, son chef-d'œuvre.

ProA'Mair au Coil^e de Fnuee.

SocVENiBS D'i7?f MÊDEC1H (de Samuel Warren), 1 yo\, de 3^0 p. 1 fr.

M. Pliilarèta Chanles a reiûlu aux lettres le* pins fn'ancLt services par s»^^ traviiTix cun^iencieiix et Alê,raniii xur la litieratare étrangère. Le Lvre de SainuAl Waritti), en pavant par la plume de M. ChxsJe^, n'a riea perdu de •9B intérêt piquant, oe M* revèlaliont curieuses, qui «n font um iBarreille d'analyse pajcliologiqua «i d'humour de ooa aloi.

DUNB DB LT8^ 1 vol. de 390 paires i fr:

L'inm*cse succès de la pièce de M. Damas fils nous dispense de dire ce qc*Mt u««te œuvre. Telle pièce, tel roman.

Lb Roman u^ims Femmb, 1 vol. de 4ta pagres i fr.

Etude du A«i»ur humain dans ses replis les pins s(*erei^; plein d'émotion, d'intérêt et d'oh«ervalion^ pijroi.de«, ce Uvr*) mcntre M. Dum^s sous un Jour tout nouveau. ( 'est sans témérité î*ie l'on peut prédire au fils une carrière glorieuM à l'égal de son illustre père.

La Robe db NBSsrs, 4 vol. de 3io prges 1 fr.

La place de M. Amédée Achard est faite aujourd'htili et elle est des plus honorables. La Robf df Sessiin, son dernier roman, est une étude de mœurs parisiennes, piquante de détails et vive d'allures.

»*' «MMEM DB SEAUVOP»,

CoKFiDElfCES DB ll"« Ma|is, 1 vrl. de 390 pages 1 fr.

Si quelque chose peut remplacer les Merimireg de hiad^mniseVe Mears, c'est i coup sAr ces confidences faites par la grande artiste à sa jeûna camarade dans 1 intimité de la vie dramatique et ^vec la liberté das conversations de foyers.

MammvMM fFWuemv,

Les Maitbrssbs vabisibvses, 1 vol. 4e 390 pages. . . . i fr.

Tons les grands écrivain* de ce temps se sont préoccupés de l'existence singulière et d*is mfpurs du monde interlope A jon tour, M. Fremjr vieut, saiiï le déchirer vioiemmeiit, soulever le voile mystérieux; il l'eint avec une vérité implacable ces nériode* de spleinleurs, de m'sères, d'amours vrais et frelates, et sait tirer un haut «nseignementde cette peinture en apparence frivole.

CHAnmppLisin&Y.

Les Bourgeois de Molikchart, 1 vol. de 320 pages. . . . i fr.

M. Champflflury continue Balcac. Ses études de la vie provinciale sont mar-

auées au coin d'une sincérité parfois cruelle. Cest un réaliste, hn Bourgeois é ASoHnchart ont à la Ibis soulevé des colères et créé dos sympathies : peu de livres contemporains en ont lait autant^

• le tueur de bons.

La C0ASSV AV LiôN, 1 vffl. de HOO pages, ofBe de 12 saisis* santrs gravures par Goftate DoBé i fr-

Ce livre, pour n'être pas ^crit par on homme UtiètriiTe, n'en est pas moins des pIuH reniar';:nabl^s. M. Jules Gérard «st a»issi émouvant ronteur qne rha*seuf mtrt'P'd^î. Dowze vigoureux dessins, dus au crayon de Gustave Deiéf illustièfit brillamment les principaux ex)>loit8 de l'Uerculd moderne.

1L.B COMTE mnJVïïXÏÏ,

ADci(>D Amlas-aueiir de Sardaigne.

LORENZO BeNONI. «-* MÉKOIBES D'UN COKSFIBATEU]!, 1 VO).

de*00pag€« * . . . . i fp.

Les Mémoires du cointé Ifufiri, ancien ambassadeur de Sardai^e, qui viennent de remuer l'Italie «'ntière, pourraient à juste titrô s'intituler la Côti' f&ssHv fl'un cmsplratfur.M Rutini a conspiré de tout temps et atout âgé, au colIeA au s^>miraire, à l'univerMlé, et son nom se trouve mêlé à tous Idjl événements qui ont agité l'Italie dans ces dernières annéeâ. iJes psôudan3'mes transparents voilent à peine les individualités, vivantes, — Faviasiôf entre autres, pour J. Mnzzini, — et l'on retrouvé avec un sentiment singulier, dans les conspirateurs des grandes scènes pt.bliqnes, les collégiens mutins et les étudiants révoltés des premières pages du livre.

tfÊAWŒ FONTCIf AY (M"* XMiloCl ëm a*matêÉ»rt),

L'AtTHB Monde , i vol * i tr,

M"' Marie Fontenay revient des Etats-Unis. Rien de pins curieux qno le livre qu'elle en rapporte : mœurs, religions, politique, foui a trouve place dans ces pages élégantes. Ce n'est pas une piédicante comme M"* Beecher Stowe; loin de là : c'est un observateur toujours fidèle, parfois ironique, qui nous apprend ce qu'il faut penser de i'Oncle iW et âa ce bloométisite tant raillé par nus petits jouraau<.

SVUEM «ANDEAV.

Un Hêbitage, i vol ^ . , 1 ff.

M. Jules Sitndeau se complaH dans les récits familiers, drames intimes, où l'étude du cœur bumair. j'^-mporte f^ur lès préoccupations romanesques. Vn hériioÇ'- eei un de ces réeits. jHmais son talent simple et élégant ne s'est tri3uve plus à l'aise que dans la peinture de ces mœurs allemandes, douces 9% bizarres à la fois, riches en types, et si bien Haltes pour tenter un contaur curieux.

FÈt^ix Hf ohhaud^

La Vie dé Pah»^ 1 vol. de 300 pagos. I ff .

La vie de Paris est une vie toute particulière, une vie mouvante, dont il faut saisir la physioncmie au Tôl,pour aînSi dife. M. Félix Mornand, le spirituel chroniqueur que chacun sait, est brillamment venu à bout de cette périlleuse entreprise.

Obcx Ans eh AniQiTB^ 1 vol. de 820 pages t ir

L'antoor, charpé d'uno mission en AfHqne, doit à cette position, non moins on'à ses goûts de touriste, d'avoir beanconp to, et snrtoiit d'avoir pu bien Toir. Ce qui donne un attrait particulier à oe livre, oh l'intérêt anecdotique abonde, c'est qu'il est écrit vivement* sans prétention, et, pour aii;>i dire, soos l'impression du moment. Diversité d*aspect de cette nature africaine si puissante et si colorée, mœurs originales et accentuées des tribus. expéditions et combats de l'armée, travaux des colons, tout est saisi sur If vif. C'est l'Algérie prise au daguerréotype.

Uhb Ncit dc Midi, 1 yoI. de 320 pages 1 fr.

Sons le charme du style merveilleux qui appartient à Méry, le lecteur assistera, dans Une nuit du Midi, à l'un des drames émouvants qu'enfanta la réaction de 1815 parmi nos populations méridionales. Mieux que personne, le poète marseillais a pu donner à ce dramatique récit la chaude empreinte de là réalité, car il a vécu au milieu du peuple passionné où la tradition de ces scènes terribles est toujours vivante. Une nvit duMifii est un tableau de maître qui vient s'^outer aux plus belles productio Vde Méry. C'est de plus un Ivre écrit soos l'impression du moment, et qui n'avait pas encore pris sa place dans les œuvres de ce brUlant écrivain.

Les SoiftiBS db Chautillt, 1 vol. de 820 pages. ... 1 fi.

i>« Soiré^i iê CkantiUpf ce titre aristocratique revenait de droit à M. Chapus, l'historioirraphe du sport. Dans ce choix de nouvelles dont les sujets offrent une grande variété, l'observation des caractères s'unit avec bonheur à l'intérêt des événements. Z>« Soirées de Chanlillff sont, dans l'acception du mot, une csuvre de goftt, un livre de bonne compagnie.

liBON CM>XI«AM.

La Follb du Logis, 1 toI. de 820 pages 1 fr.

La nùuvelU est une des plus charmantes, mais aussi une des plus difficiles formes littéraires. Il faut un talent tout particulier pour savoir resserrer en

Îuelques pages un récit atUchant; il faut aussi quelque vertu pour résister la tentation de la délayer en volumes. M. Léon Oozlan est pasié maître en ce genre. La Folle du Logie groupe, sous un même titre, une dizaine de ce$ œuvres fines, si curieusement ciselées, si consciencieusement écrites.

ALEXAiVDWE DUMAS (publié par).

Impressions de totagb. — De Paris a Sébastopol^ par le doctear Matnard^ 1 vol. de 820 pages 1 fr.

M. Alexandre Dumas a créé, en quelque sorte, les Impression» de Voyage. Âu^si n'est^il pas étonnant de voir les voyageurs curieux et intelligents mettre leur œuvre fous son haut patronage. Le docteur Maynard a vu pa qu'il raconte : Alexandre Dumas fait rayonner son récit. » De Paris à Sébasiopol, est un voyage panoramique, plein de couleur, de mouvement et d*écUt.

<X7b eatalos«« «es mivra«e« ^anui aéra pabUé clia^pm ■••liu)

Paris. -Typ. de M- V Dondey-Dupré, r. St Louis, 4ft.

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