H. CA^'TOL
Bone Jésus! c'est M. Dumeuriôr qui a demandé misère.
MADEMOISELLE AUZET.
Je ne l'avais pas entendu. Ah ! mon Dieu, le beau jeu qu'il m'ôte, huit levées I
MADAME DUMEURIER.
Et moi neuf ! La première fois que j'avais un jeu ; et il perdra sa misère I
M. CANTOL.
Eh bien, il la payera î
M. DUMEURIER. ^ . "
Ah ! si vous parlez, je jette les cartes : on ne parle pas Il la misère.
M. CANTOL4
Il a raison.
MADAME DUMEURIER.
Ah ! voilà M. Cobard.
(Entre M. Cobard )
M. COBARD.
Eh bien ! qui gagne ? qui gagne ?
MADEMOISELLE AUZET.
Chut donc, on joue misère,
M. COBARD.
Ah ! je vais conseiller madame Dumeurier.
M. CANTOL.
Point de conseil, monsieur Cobard, s'il vous plait.
MADAME DUMEURIER.
Allons, taisez-vous, monsieur Cobard.
Vous y ites, monsieur Dumeurier... Voilà le deux du cœur,,. Tous les cœurs ont passé.
TOUS
11 y est ! il y est !
M. DUMEURIER.
Je vous préviens que c'est la dernière fois que je joue au boston avec vous.
M. COBARD.
Il y a trente ans qu'il dit ça tous les jours, quand il perd au jeu.
M. DUMEURIER.
Eh bien ! vous veiTcz cette fois. Prêtez-m'en cent, M. Cantol, pour payer le coup.
M. CANTOL.
Voilà. Vous m'en devez deux cents maintenant.
M. DUMEURIEB.
Comment ! deux cents ?
M. CAMTOL.
Ah! voilà "encore une discussion. Je vous en ai prêté cent au second tour, après la grande indépendance que vous avez perdue.
M. DUMEURIER.
Je n*ai point perdu de grande indépendance !
Ah ! celle-là est forte. Demandez à ces dames.