‹ Une nuit orageuse comédievaudeville en deux actesChapitre 4 sur 31 · AC JE I · texte numérisé non relu

AC JE I

MADAME OU ANDIN.

Jo puis peut-être vous répondre, Monsieur, pariez. t MATHILDE, bas à George t.

Partez donc!

SEP. boni. r. Je même.

Parlez donc!

madame grandin, remontant à Georges. *

le vous écoule, parlez donc!

Georges, awc émotion.

Eh bien! madame, jo vous avoue qu’un autre motif, un motif beaucoup plus sérieux me conduit ici.

serbonet, à part.

Mais, va donc I

GEORGES

Mais la crainle de voir repousser ma plus chère espérance.., serbonet, à part.

Arrive donc!

MADAME GRANDI»

Quelle espérance !

GEORGES

Madame, je n’ai po voir mademoiselle votre fille sans éprouver la plus tendre impression... Je l'aime, et tout mon désir serait...

serbonet, impalienl.

D'obtenir sa main !

GEORGES, d'un ton décidé.

Oui, madame 1

serbonet, remontant a la porte du fond.

Voilà le patron qui rentre.

MADAME GRANDIS

La promenade l’a peut-être remis eu bonne humeur. (Georges remonte à la fenêtre.) **

MATHILDE

C’est le moment de partir, dois-je rester, marnant

MADAME GRANDIN

Si ce mariage te fait plaisir)

MATHILDE, LiWminJ.

Jo reste. (Elles remontent toutes deux au fond, à gauche, t :autent. Serbonet sort apres Ventrée de Grandi n.)

scroz m.

Les Miüts, GRANDIN. (Il entre sans voir personne..)'

GRANDIN

Au J t M. tant gin».

La proweiü*

A Paria mi miuMade C'aal an filaii.r q«e je ne jmdm a en tir Que je »» pnu koiD.

De* plut iapimb».

Le* je*t et k» jwba Trop inattgnr»

Soal bitoliM f aligné».

Foule cl crotte,

La »e « fençoll*.

Tant dénoté.

En celle «lé.

Tout dénote La frivolité 1/i— enraMié El la ranilé 1

Un* leaoiedana an comptoir tJo faut chinoia anr un irultoirt Me Ui-a éiéaaala j.» clou Ne cachant pat Le do*.

Voila Utol ce qn'oa voit.

Au-*., trCi bon itfoil U a* pair Im punir rn-.eia,

A«i tou, aui ennui eai.

Je <lu »»n« na gêner ;

AUn voaapruuancr ,1er].

MADAME GRANDIS, 7»! S'fSt approchée Il paraît que la promouade uo t’as pas amusé I (Tout le monde est reuescendu.)

GRANDI N

Amusé I l' y a longtemps qu'on a dit que la promenade était le premier des p!****irs insipides

MADAME en ANDIN.

Mon ami, c'est M. Georges qui...

grandin, éruiquemenl et allant poser son chapeau et sa canne

eu r la cheminée .

Ab 1 bonjour, monsieur, bonjour I v: \dambgrandin, pas ont à Georges, comme pour le rassurer.'

M. Georges désirerait te parler d'une affaire très sérieuse. cranpin, descendant .

Ah ! c’est cela, je m’y attendais ! Une faillite qui vous arrive ! Vous n’aurez pas assez sorré vos crédits.. . Àh I ces jeune? gens ! Us se vantent de faire plus d'affaires quu nous 1 Je le crois oien! en accordant des crédits au premier venu, ce n'eat pas diflicilo.

Permoltoz. M. Grandin...

grandin, sans l'écouter.

Us vont, ils vont... Puis, un beau jour... Patatras... C’est bii>n fait...

MADAME GRANDIN

Mais il ne s'agit pas de cela.

grandin, avec surprise.

Ah !... alors pourquoi me laisses-tu... qu'il parle donc? Je nu suis ni sorcier ni somnambule.

MADAME GRANDIN

Depuis longtemps déjà, M. Georges aime Mathilde ol il serait heureux de devenir notre gendre.

GRANDIN

Ab, bah?

' Georges, vivement.

Oui I monsieur, en prenant votre place dans les aflair.s... madame GRANDIN. basa Georges.

Taisez-vous I

GEORGES, à part.

Que je me taise, à présent.

madame grandin.

En outre, ce jeune homme sent chaque jour davantage combien tes conseils lui seraient précieux. Il a peu de fortune; mais en vivant en famille, au milieu de nous, en te consultant sur chaque affaire, il croit que, grâce à son activité, et a ton expérience, sa maison deviendrait une des premières de Paris. grandis, avec contentement.

Ah I ah I vous croyez cela, jeune homme ; tiens... tiens, au fait 1 c’est une idée I ( à sa fille) Qu'est-ce que tu en penses, toi? *

MATHILDE

Moi ?... Je pense que c’est une idée qui m’est déjà venue I

GRANDIN

Ah I l’idée t’est veouo !...

GEORGES

Madame Grandin a bien voulu me servir d'interprète, monsieur..,

GRANDIN

Ouiv* d‘a I... { frappé) mais non, diable I

GEORGES-

Elle m’a fait espérer que vous joindriez votre consentement.

GRANDIN

Ma femme a eu tort.

GEORGES

Quoi)

GRANDIN

Oh I sous un certain point de vue, je ne dis pas... (il passe à Georges) mais, sous un autre point... ce mariage est impossible.

MATHILDE, à part.

Ah ! mon Dieu I

MADAME GRANDIN, étonnée.

Comment? quel motif ?...

GRANDIN

Un motif très-grave qu? vous ignorez, madame Grandir

et dont je vais... Mathilde laisse- nous, rentre dans lacbanib'.- MA1HILD2, hésitant.

Mon père...

GRANDIN

Je te dis de rentrer...

MAiiiiLOE, insistant et pa.<sanJ à Grandin.

Mais je suis la première intéressée à savoir...

GRANDIN

Je neveux pas qu'il vous vienne encore des idées. ( JfaJr Grandin fait repasser Mathilde devant elle *** )

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