UNE NUI1 ORAGEUSE
MiTiin.DK, près de ta porte de guitchc,
Ça m’est égal j’écouterai. ( Elle sort).
grandin, ta regardant sortir.
Charmante enfant I
SCXWD XV.
UADAMB GRÂND1N, G R ANDIN, GEORGES.
MADAME GRANDIE
Maintenant voyons le luolil de votre refus î
GRANDIN
D'abord asseyons-nous. ( Il va prendre la chatte qui est au dessous de la fenêtre et la place au milieu du théâtre) madame grandie, impatienté*.
C'est inutile !
grandie, leur faisant signe de s'asseoir.
Au contraire... Tous les avocats partent debout et ils n'en finissent pas. Je veux être bref... (if s'assied).
madame grandie, s'asseyant.
Quel homme ! ( < ieorges s'assied aussi.)
grandie, à Georges.
A l’époque où j’ai dû prendre des renseignements sur votre compte, monsieur, j’ai appris dos choses... qui ne touchent en ri an n votre honneur puisqu’elles ne m'ont point empêché do traiter avec vous., mais Aujourd’hui qu’il s'agit du bonheur de ma fille, j'ai le droit d’exiger chez un gendre des garanties, des qualités...
MADAME CRAND1N
Des qualités T
GEORGES
Que voulez-vous dire, monsieur ?...
Bref ! ce que ma femmo ignore et ce dont ma fille ne se douie même pus, c’est que vous avez eu une jeunesse trèsexceu trique...
MADAME GRANDtM.
Excentrique ?
gr andin.
C’est !o mol dont on se sert à présent pour dire des choses...
GEORGES
Oh I monsieur...
GRANDIR
Enfin, vous avez eu des inclinations excentriques, monsieur; et même, il y a deux an3, un duel. (A sa femme. ) Comprendstu, ma poule, un duel !... et à piopo- d’uue duuacu»» f madame grandis, st fêtant,
Est-il vrai, monsieur Georges ?
Georges, se levant ainsi que Grondin. — Georges remet sa chaise
à l'avant scelle, madame Grondin de même puis paillant ce
qui suit, elle porte celle de son mari au fond a y audit et elle revient à sa place.
Comment, monsieur Grandm, c’est pour ce motif seul que vous me refuseriez ?
GRANDIR
N'ost-il pas suffisant ? El je dois ajouter que vou* avez blessé votre adversaire... or, vous saviez donc tirer l'épée?
GEORGES
J'avais pris quelques leçons au collège et plus tard... grandir. ï interrompant.
Monsieur, quand on se destine ou commerce, on ne doit prendre que des leçons de comptabilité., tu partie double, c'est pli»'' simple et plus... sûr I c’est ce que nous luisons, nous autres.
Air : Au temps heureux d*. U CkttuUrie.
AM*i parlORt trUIC Bilttt ttfi •*.
V«iq« dont l’eapnt cri plu«r,c«|.
An lien d'apprendre a le I, une «a ite,
Vocn appteuo à *ikj» bntu* en duel.
Cf* o- eut calcul», mm», de ««nie* eu*n»t reâ.
Noua rvor.m*, voilà n-rfrr «a* »i>.
Vo’re laleul, à *»■>, datu ir» .flore*,
G Vil d éTitei tonj^ori de rvccveif .
GEORGES
Je méprise lo duelliste... mais il est cependant des circonstances...
GRANDIR
Ou il faut se battre pour une danseuse? A d'autres?..
GEORGES
Donnant par hasard le bras a une femme , je ne devais pas oufîrir qu'on l'insultàt.
GRANDIN
On ne donne pas par hasard le bras a une danseuse ! Moi . monsieur, je n’ai jamais eu ni maîtresse ni duel... Quand j’ai épousé madame Grandm , elle était mon premier et unique amour... N’est- ce pas, ma poule?
MADAME GRANDIN , èoÙttMIJ les yet*Z>.
Je l’ai toujours cru , monsieur Grandi» I
GRANDI»
Voila un de ces passés qui répond de l’avenir. Aussi puis-je dire , quoique passementier , que ma Célestipe a toujours eu une existence lissue d’or et de soie. [Il l embrasse.)
GEORGES
Mon Dieu , monsieur, si je n’avaiâ rompu entièrement avec co passé que vous me reprochez, si je u’avaU racheté par une conduite exemplaire quelques fautes que l’on pardonne presque toujours a la jeunesse , j'approuverais vos scrupules ; et d'ailleurs, quand on a reconnu par expérience lo danger et lu vide de certains plaisirs, croyez, que c’est un© raison pour qu’on ne se laisse pas tenter une secoudo fois.
grandin , haussant les épaules.
Belle raison I ma foi !
Air de Teniert.
Ce <pre tou» dites rat »u;.rrbs M*>» «a net bp u-, kicihora; l’en crolf»:» |<I«t’M I» ptoverbo Qui AU : estai qui bol boira.
L» s»ip seul «»t ioujoor» «*gv,
Il Vial.it «Ab* failRf jAfiuwa.
Et ce aonl Ira fou* .'u jean* dge,
Qui fwi Ica vieui r.iau* au aojett.
GEORGES
Vous me désespérez. ( Grandm remonte. Georges passe à madamc Grandin. ) El vous, madame, no vous montrerez-vous pa» plus indulgente T
MADAME GRANDIN
Je viens d'apprendre des choses...
GEORGES
Dont il ne reste plus aucune trace. ( Il passe à gauche pendant que madame Grandin remonte à son mari.)
SCÈNZ ▼.
Les Mêmes, SERBONBT, tenant une carte de visite et une lettre. serbonet, a Grandin.
C’est une carte pour vous, patron, ( Il la lui donne.) et une lettre qui sent joliment bon , qu'un commis de XI. Georges vient de mouler. Il dit quo c’est très-pressé. ( Il remet la lettre a Georges. )
grandin , lisant fa carie.
Agénor DutailhsT... où est-il?... qu’il vienne I
SfRBOKET.
Ce monsieur s’est présente pendant que vous étiez sorti. 11 a dit à Catherine qui i reviendrait dans fa tournée. (Georges remonte au fond à gauche, et cause avec Serbonet.)
MADAME GRANDIN , avec humeur.
M. Dutaillis , votre ancien associe , est ici ?
grandin , lui montrant la carte.
Lis plutôt. (Avec joie.) Agénor à Pans , quelle surprise f madame giiandin , u’un ton contraint.
Et vous allez le recevoir ?
GRANDIN
Sans douto I Cher Dutaillis...
madame u; andin, avec humeur .
11 ine semble c* pendant que votre cher Dutaillis ne s'est p,; trop bien comporte avec vous.