‹ Une organisation sociale lyonnaise: Le dépistage, la surveillance et le traitement des déviations rachidiennes légères à l'écoleChapitre 13 sur 61 · JA · texte numérisé non relu

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« Lorsqu'un cas de diphtérie est signalé dans une classe, il faut, non seulement éliminer le malade, désinfecter le local, le banc, les habits, livres et cahiers, il faut aussi rechercher les porteurs de germes. La méthode des « zones progressives » a pour but de borner les recherches à des limites raisonnables. Le médecin inspecteur, au cours de son enquête, désigne, pour être soumis à des examens bactériologiques, un lot d’une dizaine d’enfants choisis parmi les frères et sœurs, les voisins immédiats, les camarades ayant eu des contacts plus intimes avec le malade. Les prélèvements sont effectués au Laboratoire de bactériologie du Bureau d'Hygiène. Si dans le lot, les résultats de la culture sont négatifs, les recherches ne sont pas poussées plus avant. Si, au contraire, on obtient des résultats positifs, on continue les recherches sur de nouvelles séries, jusqu’à ce qu'il n'y ait plus de résultats positifs. Cette méthode donne toute sécurité, et évite les pertes de t£mps considérables qu’entraînerait, dans un grand centre, la généralisation des recherches à tous les élèves d’une classe ou d'une école, pour chaque nouveau cas de diphtérie ».

c) L'examen collectif des enfants au cours de l'année scolaire. — Nous arrivons maintenant à l’une des tâches les pius importantes du médecin inspecteur : la visite collective des élèves. Elle est comparable à la visite des recrues qui suit l’incorporation. C’est là que, de façon rapide, mais suffisamment précise cependant, le médecin pourra d'un coup d'œil juger l’état général des élèves, leur hygiène corporelle, l'existence possible de tares organiques qui réclament un complément de soins. un traitement ou une surveillance spéciale.

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Le règlement oblige le médecin inspecteur à effectuer, tous les ans, deux visites collectives des enfants, dans chaque école de sa circonscription, l’une au cours de la deuxième quinzaine qui suit [a rentrée des grandes vacances, l’autre au cours de la première quinzaine qui suit la rentrée des vacances de Pâques.

Pour mener à bien cette visite, le médecin inspecteur se trouve dans l'obligation de se rendre successivement dans chaque classe d’une école et d’y voir individuellement tous les élèves. L’infirmière scolaire accompagne le médecin dans cette visite et apporte les instruments nécessaires à un examen clinique sommaire (stéthoscope, chaise longue, lampe à alcool, abaisse-langue).

Elle note, en outre, sur des cahiers spéciaux les noms des élèves qui devront être, ultérieurement, l’objet de soins ou d’une surveillance spéciale. Elle établit ainsi un cahier pour chaque école. Dans chaque cahier deux pages, divisées en une série de colonnes, sont réservées à chaque classe. Chaque colonne verticale répond à une consultation pour laquelle l'enfant peut être désigné dents, oto-rhino-laryngologie, yeux, peau, chirurgieorthopédie, système nerveux, médecine générale. Pratiquement, comment le médecin inspecteur va-t-il procéder pour éviter les pertes de temps ?

« Lorsque le médecin inspecteur aommence l'examen d’une classe, il doit d’abord demander aux maîtres de lui signaler les enfants dont l’état réclame un examen médical. En général, les maîtres connaissent les enfants qui présentent des troubles de la vision, de l’ouïe, un mauvais état général, ceux dont l’hygiène corporelle laisse le pius à désirer, les porteurs de poux et d’impé-

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tigo du cuir chevelu, les instables et les anormaux. On peut également dépister les sujets atteints de troubles visuels, les adénoïdiens, ceux dont la dentition est en mauvais état, en posant des questions aux élèves. C’est ainsi que, pour connaître les enfants dont les yeux doivent être examinés, on peut demander : « Quels sont les élèves qui ne voient pas, de leur place, ce qui est écrit au tableau ? » Pour les adénoïdiens, il faut demander : « Quels sont ceux qui dorment la bouche ouverte ? ». Il est remarquable, en effet, que la plupart des adénoïdiens, avec obstruction nasale, savent qu’ils dorment la bouche ouverte, parce que leurs parents en ont fait maintes fois la remarque. Enfin, la plupart des élèves atteints de carie dentaire lèvent la main lorsqu’on {eur demande : « Quels sont ceux qui ont souvent mal aux dents ».

Le médecin termine en examinant systématiquement tous les élèves. Il les fait défiler un à un, apprécie l’état général, la croissance, examine rapidement les organes des sens, le cuir chevelu, les ganglions cervicaux, Ia gorge et les dents à l’aide de l’abaisse-langue. Pendant l'examen, il dicte le nom des élèves qui seront l’objet d’un examen ou d’une surveillance ultérieure, en indiquant dans quelle cofonne du cahier il faut les noter ; c’est le maître qui les inscrit.

Ainsi effectuée, la visite collective demande environ une demi-heure pour une classe de 40 élèves. C’est à partir de 8 ans que les élèves répondent le mieux aux questions posées par le médecin. Pour les petites classes il faut examiner systématiquement les enfants, sans

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