‹ Une organisation sociale lyonnaise: Le dépistage, la surveillance et le traitement des déviations rachidiennes légères à l'écoleChapitre 14 sur 61 · PARU DES · texte numérisé non relu

PARU DES

autre renseignement, ce qui est un peu plus long » (P. Vigne et Ch. Gardère).

On voit donc que, durant cette visite, la question ne se pose pas de faire un dagnostic. Il s'agit simplement, pour le médecin inspecteur, de classer les enfants en malades ou bien portants. Il cherche seulement à savoir quels enfants doivent être plus complètement examinés et suivis. Ceux dont l’état général est mauvais, ceux qui présentent une affection médicale demandant à être précisée, ceux qui doivent être l’objet de mesures spéciales, sont groupés momentanément sous la rubrique « médecine générale ».

Cependant c’est au cours de cette visite collective que fe médecin inspecteur signale aux parents, par une lettre individuelle, les enfants dont l'hygiène corporelle laisse à désirer (poux, impétigo, malpropreté). C’est encore à ce moment qu'il élimine les enfants suspects, chez lesquels il estime qu’il y a lieu de procéder à des examens spéciaux (examen baclériologique des mucosités rhinopharyngées pour angine suspecte, etc). Les familles sont informées par lettre spéciale des causes d’évacuation et des mesures à prendre, et l'examen est pratiqué au gré des parents, soit par un médecin de leur choix, soit au Bureau d'Hygiène, soit encore dans les services des Hôpitaux.

Quant aux enfants qui ont été désignés pour un examen complémentaire, une surveillance ou un traitement spécial, le médecin informe les familles par un billet individuel, d’avoir à présenter ces élèves, soit à un médecin choisi par elles, soit aux consultations du Dis-

ne

pensaire scolaire qui fonctionne tous les jeudis matin au Bureau d'Hygiène.

D'après Vigne et Gardère (de Lyon), les statistiques montrent qu'il existe un nombre relativement élevé d’enfants qui, sans être atteints d’affections graves, ont cependant besoin d’être surveillés et traités. « Pour une école primaire de filles comportant environ 400 élèves, la proportion d'enfants pour lesquels il était nécessaire de procéder à un examen complémentaire ou un traitement spéciai a varié de 60 à 65 % sur une période de cinq années, de 1922 à 1926. Durant la même période, une école primaire de garçons, comptant un nombre d'élèves analogue, a donné la proportion de 50 à 55 %..

La fréquence relative des affections notées au cours des visites collectives apparaît dans une statistique résumant six années de surveillance d’un groupe de 1.500 élèves.

Ces enfants sont, pour la plupart, atteints de carie dentaire (38 %), de végétations adénoïdes, hypertrophie des amygdales, otites (30 %), de troubles visuels (13 %). Les écoliers admis en médecine générale sont surtout « des hypotrophiques avec état général médiocre, par suite des mauvaises conditions d'hygiène, alimentation insuffisante, troubles digestifs et tuberculose latente

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d) Le cabinet médical de circonscription et les consultations hebdomadaires. — Le carnet de santé. — L'orientation professionnelle. — Comme nous l’avons rapidement exposé au début de ce chapitre, dans chaque circonscription est installé un cabinet médical, au-

tant que possible dans l’une des écoles les plus cenirales. |

C'est là que chaque médecin inspecteur doit assurer, une fois par semaine, une consultation durant deux ou trois heures. »

L'installation du cabinet de circonscription répondra done à ce but. Il comprendra : un bureau, un lavabo, une bascule, une toise, un stéthoscope, un ruban métrique, une échelle et des ouvrages, pour examen de l’acuité visuelle, un meuble fermé, destiné à contenir les carnets de santé, les divers imprimés nécessaires pour le Service, ainsi qu'une petite trousse médico-pharmaceutique.

C’est à cette consultation hebdomadaire que sont présentés :

1° Les enfants sur la santé desquels les parents, les infirmières ou les directeurs d'école demandent à être renseignés, les enfants désignés par le médecin inspecteur au cours des visites collectives, pour un examen plus approfondi ;

2° Les enfants dont il faut établir le carnet de santé, ceux qui ont besoin de la fiche médicale d'orientation professionnelle, enfin les candidats aux colonies de vacances.

On voit toute l’importance de ces consultations qui permettent d'assurer ainsi, de façon suivie et réguiière, la surveillance de la santé des enfants. Dès qu’un enfant inspire la moindre crainte à quelqu'un de son entourage (que ce soit l'infirmière scolaire, le directeur d'école ou les parents), il y est présenté par les soins de l'infirmière. Tous les petits soins d'urgence, le médecin peut les administrer iui-même, ou les faire adminis-

trer par l'infirmière scolaire ; de même, s’il s’agit d’enfants indigents, il peut délivrer une ordonnance, qui sera exécutée par les soins de la famille, ou même (et à titre tout à fait exceptionnel) par le Bureau d'IHygiène. Enfin, pour ceux qui ont besoin de soins spéciaux, par exemple un enfant présentant une déviation rachidienne, le médecin informe les parents, par un billet individuel, d'avoir à présenter leur enfant soit au médecin de la famille, soit aux consultations du Dispensaire d'hygiène scolaire.

L'activité de ce rouage est mise en évidence par les chiffres suivants : pour 14 circonscriptions, il est présenté en moyenne 7.500 enfants par an à ces consultations.

Le carnet de santé. C’est la fiche sanitaire individuelle ; mesure prise en 1919 pour lenfant fréquentant les Ecoles municipales et âgés de plus de 6 ans ; le carnet de santé est actuellement appliqué également aux élèves des écoles maternelles.

Le médecin inspecteur établit ces fiches sanitaires au cours des consultations, hebdomadaires. C’est par série de 25 ou 30 à chaque séance que les élèves sont conduits au cabinet médical par l'infirmière. Celle-ci prépare le travail au médecin inspecteur en faisant la pesée de l’enfant nu, la mensuration de la taille et du périmètre thoracique. Le médecin complète l'examen et rédige la fiche.

Le carnet de santé comporte tout d’abord le relevé des antécédents personnels de l’écolier, du point de vue des diverses maladies antérieures et de la vaccination. Un petit questionnaire imprimé, que l'enfant rapporte le

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