‹ Une organisation sociale lyonnaise: Le dépistage, la surveillance et le traitement des déviations rachidiennes légères à l'écoleChapitre 16 sur 61 · SAUT · texte numérisé non relu

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de façon sûre et régulière la santé des écoliers. Mais que dire de l'importance du document que représente le carnet de santé, dont on n’a pas songé jusqu'à présent à retirer tous les services qu'il peut rendre en matière d'hygiène sociale. Si nous nous permettons d’insister sur ce point, c'est que jusqu’à présent le carnet de santé n’a plus d'intérêt une fois la scolarité terminée. L'élève quitte l’école, et « le carnet de senté demeure dans la poussière des archives, devenu désormais un objet, non seulement inutile, mais encombrant ».

C’est là une grosse lacune qu’il y a lieu de faire disparaître, car ce carnet contient des renseignements précis sur la santé de l’enfant ; renseignements qui seront particulièrement précieux pour tous les médecins qui auront plus tard à soigner cet enfant ou à l’examiner.

Ne faudrait-il pas, alors, comme le proposaient déjà les Docteurs Vigne et Gardère, au Congrès de l’alliance d'Hygiène sociale, en 1928, qu'une fois la scolarité terminée «le carnet de santé soit transmis à la famille ? » On lui indiquerait les raisons de le conserver et de le présenter aux médecins qui ont ultérieurement à soigner l'enfant ; ces derniers, en le tenant à jour, pourraient noter chacun des incidents pathologiques observés.

On voit immédiatement les avantages que présenterait un pareil document, contenant en détail toute l’histoire pathologique du sujet ; il fournirait les renseignements les plus précieux sur sa constitution, ses maladies, ses aptitudes physiologiques aux conseils de révision et de réforme, aux visites médicales d'admission

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dans les grandes écoles et les administrations publiques et privées, el pour les médecins chargés de la surveillance du personnel à l'usine et à l’atelier.

Voici d’ailleurs la conclusion donnée à ce sujet par les auteurs déjà cités : « Nous formulons le vœu que tout individu soit pourvu, dès l’école, d’un carnet de santé, qu'il devra conserver et faire tenir au courant une fois terminée la scolarité. Ce carnet serail exigé lors de l'admission dans les écoles, au conseil de révision, et à l'entrée de toutes les carrières administratives publiques ou privées ».

L'orientation professionnelle. — Les élèves doivent se présenter devant la Commission d'Orientation Professionnelle, munis d’une fiche sanitaire spéciale, qu’il incombe, depuis 1923, aux médecins-inspecteurs scolaires d'établir. Cette fiche contient les mêmes renseignements que le carnet de santé, auxquels sont ajoutées des précisions sur l’acuité visuelle, la vision des couleurs, l’acuité auditive et la moiteur des mains. Les contre-indications d'ordre médical constatées sont notées par le médecin inspecteur en même temps qu'il établit la fiche.

L'étude que nous venons de faire, du rôle du médecin dans l'Inspection médicale des écoles, met en évidence la tâche relativement lourde qui lui incombe, s’il veut bien surveiller les écoliers, et la nécessité de lui adjoindre des infirmières convenablement éduquées, ainsi que des médecins spécialistes. Nous allons voir comment la ville de Lyon conçoit ce problème, en étudiant successivement le rôle de l'infirmière scolaire, et l’organisation du Dispensaire scolaire constitué par une série de con-

sultations spécialisées.

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