‹ Une organisation sociale lyonnaise: Le dépistage, la surveillance et le traitement des déviations rachidiennes légères à l'écoleChapitre 58 sur 61 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Comment doit être comprise l'inspection orthopédique scolaire pour être efficace

A) LES ORGANISATIONS ORTHOPÉDIQUES POUR LA SURVEIL- LANCE DES ÉCOLIERS, EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER.

B) MODES DE PERFECTIONNEMENT DU DÉPISTAGE ET DE LA SURVEILLANCE DES DÉVIATIONS RACHIDIENNES DANS LES ECOLES DE LA VILLE DE LYON.

Pour que l'inspection orthopédique scolaire soit efficace, il faut qu’elle soit suivie d’une sanction thérapeutique. Jamais une inspection orthopédique et même une inspection scolaire quelconque ne fournira de résultats si elle ne se complète par la surveillance de l’exécution du traitement indiqué comme nécessaire.

Il nous a paru intéressant de rappeler comment était exécutée cette surveillance dans les organisations analogues étrangères :

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A) LES ORGANISATIONS ORTHOPÉDIQUES POUR LA SUR- VEILLANCE DES ÉCOLIERS EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER. — Malgré tous les avantages qu'il y aurait, au point de vua individuel et collectif (avantages que nous avons énumérés dans un chapitre précédent), à préserver les enfants des difformités physiques, on constate que ce côté de la puériculture a été négligé jusqu’à ce jour. On en trouve l'explication dans ce fait que l’orthopédie est une spécialité qui s’est développée avec rapidité, il est vrai, mais dont l’évolution remonte à une trentaine d’années seulement. Les résultats qu'elle prouve se répandent maintenant dans le milieu médical, mais sont peu connus du publie.

En France c’est la ville de Bordeaux qui, en 1909, créa une inspection orthopédique officielle. Ce qui favorisa cette création, c’est que depuis 1899 l'Administration des Hôpitaux de cette ville avait fondé, à l'hôpital des enfants, un service de massage et de gymnastique orthopédique, et que l’Université créait, dès 1906, une chaire magistrale de Clinique orthopédique.

Voilà comment fonctionne cette organisation à Bordeaux. Elle comprend : une visite générale de chaque école faite par le médecin inspecteur spécialiste ou ses adjoints, pour la sélection des enfants ayant besoin d'un examen physique complet ; une consultation mensuelle pour chaque groupement scolaire, dans Jaquelle sont examinés, dévêtus, par le médecin inspecteur spécialiste, les écoliers désignés dans les classes. Les parents des élèves, chez lesquels on découvre une déformation ou une prédisposilion à la déformation, en sont prévenus par une fiche d'avis de traitement qu’ils doivent remettre

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à leur médecin ou, s’il s'agit d’indigents, qu'ils doivent présenter à la consultation orthopédique de l'hôpital des enfants.

On s’est préoccupé aussi ailleurs des déformés. En 1928, la ville de Strasbourg est venue, à Lyon, prendre modèle pour la créalion d’une organisation semblable dans ses écoles. Il existe aussi, dans d’autres villes, des moyens de dépistage des déviations rachidiennes, mais qui n’ont aucun caractère d'organisation à but défini, puisqu'il s’agit presque toujours des consultations des hôpitaux, ou de l'inspection générale des écoles qui laissent le soin du traitement aux familles. Il existe en Allemagne, en Belgique, en Italie, des œuvres d'assistance aux estropiés, mais ces œuvres, qui rendent de réels services, s'adressent aux infirmes. L'inspection orthopédique scolaire fournit les moyens de préserver les enfants des déformations ; son but est, avant tout, prophylactique. Quelques efforts ont été téntés dans ce même but et ont porté sur la préservalion des déviations de la colonne vertébrale. Dans plusieurs villes d'Allemagne, on a institué des cours de gymnastique orthopédique scolaire où sont fraités les écoliers scoliotiques. (tes cours, d'abord dirigés par des médecins non spécialisés, ne donnèrent pas tout d’abord les résultats attendus. Des protestations se sont même élevées à ce sujet au Congrès allemand de Chirurgie orthopédique de 1910, et une Commission, présidée par le Professeur Joachimstal, a été chargée d’agir auprès du Ministère, contre l’incompétence des personnes chargées de ces cours de gymnastique orthopédique scolaire. À la suite de cette démarche le Ministre de l’Instruction Publique fit paraître

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