‹ Une organisation sociale lyonnaise: Le dépistage, la surveillance et le traitement des déviations rachidiennes légères à l'écoleChapitre 9 sur 61 · DRE · texte numérisé non relu

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La ville de Lyon a, depuis longtemps, compris l’importance des soins à donner aux enfants de ses écoles. Se conformant aux instructions adressées aux Préfets par Jules Ferry, le 14 novembre 1879, la municipalité organisait, dès 1880, le service de l'Inspection médicale des Ecoles. Elle prévenait ainsi la loi du 30 octobre 1886, qui rendait cette inspection obligatoire. Les médecins inspecteurs étaient chargés de surveiller les élèves au point de vue des maladies contagieuses et les locaux des écoles au point de vue des conditions hygiéniques.

Des améliorations importantes ne tardaient pas d’ailleurs à être apportées à l’organisation, notamment à la fin de l’année 1880, avec la création du Bureau Municipal d'Hygiène. L'Inspection scolaire fonctionna ainsi pendant longtemps et donna des résultats satisfaisants.

Mais, par suite de l’accroissement du nombre des écoliers, de l'augmentation des charges morales que l'Etat impose de nos jours à la collectivité, et aussi des progrès importants réalisés par la science médicale, l'Inspection scolaire ainsi organisée fut, il y a quelques années, jugée incomplète.

Dès 1909, Charles. Lesieur préconise la fiche sanitaire de l’écolier, institue un service de sérophylaxie antidiphtérique et crée, à l’usage des enfants fréquentant les écoles municipales, une consultation dentaire et une consultation d'ophtalmologie.

Pour 150 écoles, fréquentées par 30.000 enfants, le nombre des médecins inspecteurs était alors limité à 6, ce qui portait à 4.500 le nombre des enfants à surveiller par chaque médecin. L'étendue des circonscriptions,

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relativement considérable, impliquait une grosse perte ds: temps dans l'exécution du service.

En 1919 le Docteur Paul Vigne, directeur du Bureau Municipal d'Hygiène, attirait l'attention de l’Administration municipale sur la nécessité de rendre plus étroite la surveillance des écoliers, en doublant le nombre des médecins inspecteurs et en améliorant leur traitement, qui était jusqu'alors de 1.500 francs, soit O fr. 35 par enfant et par an. Ces propositions, favorablement accueillies par M. Edouard Herriot, député-maire de Lyon, ainsi que par . l’autorité académique et le Conseil municipal, étaient sanctionnées par l'arrêté du 25 juin 1919, qui entraiînait une réorganisation complète du service de D eneeuon médicale des Ecoles.

Aux termes de cet arrêté, l'Inspection médicale des Ecoles s'applique aux Ecoles maternelles, primaires, primaires supérieures et, éventuellement, aux écoles professionnelles et privées. Les M RRRET du médecin inspecteur comportent :

1° La surveillance hygiénique du bâtiment et du mobilier scolaire ;

8° La prophylaxie des maladies transmissibles ;

3° L'examen collectif des enfants au cours de l’année scolaire ;

4° L'établissement du carnet individuel pour les enfants au-dessus de 6 ans ;

5° Des consultations hebdomadaires dans un cabinet de circonscription.

Il est adjoint à l'Inspection médicale des Ecoles un Dispensaire scolaire, installé au Bureau d'Hygiène, et qui fonctionne tous les jeudis pour les spécialités sui-

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