PE TROIS SQUELETTES
Jésuites, et constata que les ossements exhumés par la pioche des démolisseurs reposaient dans les voûtes souterraines de cette chapelle. Tous ceux qui ont étudié l'histoire affirment que c'est bien en cet endroit que s'élevait la chapelle de la congrégation des hommes qui servait aux membres de la Compagnie de Jésus, avant la construction de leur éoflise en 1666. Personne ne cherchera à contredire ce fait si universellement admis et prouvé. Donc il n'y a aucun doute que les trois squelettes en question ont été recueillis sur l'emplacement de l'ancienne chapelle des Jésuites.
Un autre fait certain, c'est que ces ossements appartenaient à des personnes du sexe masculin, et nous en avons pour preuve les témoignages de trois médecins, MM. II. Larue, C.-E. Lemieux et A. Hamel, qui ont exprimé la même opinion sur le sujet.
Il ne nous reste plus qu'à savoir si ces squelettes sont ceux de trois missionnaires Jésuites. î^ous n'hésitons pas à répondre affirmativement et à ajouter même que ce sont ceux des Pères Jean de Quen et François du Peron, et du Frère coadjuteur Jean Liégeois. Pour démontrer cette dernière proposition, nous n'avons qu'à parcourir le Diaire des anciens Pères de Québec touchant la mort et la sépulture de ces trois missionnaires.
Le Frère Jean Liégeois fut enterré au bas de la