AR TA
ai visité tous les “jours trois fois ; J'ai fuit mon appréntissage À ‘“ l'enseigner et à lui faire faire des ‘ de douleur, sans emprunter la ] ‘ me faisait parfois réitérer ç
actes de foi et angue d'autrui, [| € que je lui fuisais dire.
“pour marquer qu'il y prenait goût *?,
En 1636, le Père de Quen remplace le P.
Lallemant À la résidence de N.-D. de et se trouve ainsi chargé de 1 faisant tous les d manc
Charles Recouvrance à paroisse de Québec,
hes ct les jours dr fâte le prône à la grand’messe et expliquant le catéchisme, après les vêpres, aux Français qui remplissaient Ja petite église,
En 1640, le Père de Quen
tournait À Sillery, spécialement pour y
prendre soin de l'hôpital. Un
jour, il apprend comme hasard, qu’un chef - k ; Î s “4
SAUVage, Encore paye n, était tombé gravement malade assc” loin de là, 1] prend, à la hâte, sa couverture ct un morceau de pain ct se jette dans un canot, pour 50 rendre à l'endroit liqué. 11 y arrive pendant Ja nuit et parle avec tant d’officecité au
que déjà on cs préparer, > Une mort rivait alors 'e converti :
é, à quitté iX Père et lé tous les tissage À de foi et autrui, [| uisais dire,
P, Charles couvrance > Québec, 1 fête le ph téchisme, ssaient lu
i Sillery, tal. Un ’un chef it malade uverture n canot, y arrive ecité au
malade, que celui-ci se repent de ses péchés et demande le baptême, Toutefois le Père,.ne le croyant Pas Cncore en danger de mort ct voulant l'instruire davantage, se retire dans la cabane voisine pour prier et prendre ensuite ün peu de repos, Mais le sommeil fuit ses Paupières : il a sans cesse le malade devant les Jeux ctle voit entouré dune légion de démons, IL Jui semble enfin entendre une voix «lu ciel qui lui dit de sauver cette Âme, Il sC lève aussitôt, court auprès du sauvage, Il était temps : ce pauvr malheureux n'avait plus qu’un souffle de vie. Le n onuaire lui administre le baptême et, un instant après, le Sauvage,tout heureux, rend le dernier soupir,
Les grands travaux auxquels se livrait le saint missionnaire, altérbrent gravement sa santé, et l’on craignit même pour sa vie. Mais Dicu le réservait à des œuvres plus grandes encore, IL se rétablit promptement et, l’année suivante, 1641, il se trouvait aux Trois-Rivières, à la résidence de l’Immaculée- Conception, où il opérait un grand à mbre de co! is parmi les Payens, ct ramenait 4 la pratique tre sainte religion les sauvages déjà
baptisés, qui s'en étaiont éloignés, Puis il retourna
à Sillery pour reprendre ses travaux.
Cependant les & ges demandé une Robe n vraie prière, le Père
de Tadousac nt pour leur enseigner !; Quen, qui connaissait ju
LE PÈRE JEAN DE QUEN
langue montagnaise, leur fut envoyé, Ils le comme un envoyé du ciel, et bientôt leur était devenue chrétienne, « Le alors le Père, “ se €
reçurent bourgade S prières ”, écrivait font le soir et le matin dans les cabanes, avec une telle consolation de cos “gens, que quelques sauvages du voulant embarquer pour retourn vinrent quérir le
bonnes Saguenay, se 7 dans leur pays, Père, dès le point du Jour, pour les faire prier Dieu avant leur départ, 11 n’y a pas “ longtemps que les sauvages avaient encore de la ‘honte de prier Dieu publiquement, Maintenant ‘on ne rougit plus pour se mettre à genoux, pour ‘ joindre les Mains, pour prier hautement.
blâme de n’aimer “ donne bien de] “Phorreur qu'av “ foi, et les
LE
C’estun point la prière, Ce changement 4 consolation à ceux qui ont vu aient ces barbares de notre sainte risées qu'ils faisaient de CCUX qui ja
ù “prêchent, ” De 1648 à 1652, le Père de Quen fut : fidèle à visiter presque chaque été la mission de
Sainte-Croix, à Tadousac.
Il y résidait un certain temps ; mais à l'automne, il
remontait à Sillery ou
) À se. * à Québec, pour ÿ Continuer l'instruction des Algon-
. Lu . ’ ( quins, dont il était devenu l’'apôtre. Pendant l'été de
\# . . . . { 1651, il se rendit, à quatre-vingts lieues de là, chez
les Bersiamites, tribu aux mœurs
, 1 simples ct douces, ; a e a et y établit la mission de lAnge-Gardien.
C’est au Père de Quen que revient l'honneur b
d’avoir découvert le beau lac Saint-Jean, situé dans
une vallée immense et fertile, que l’on considère s
ls le recurent ur bourgade