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, Ccrivailt tin dans les * cos bonnes iguenay, se 18 leur pays, L jour, pour Il n’y à pas ncore de la Maintenant houx, pour , C’estu | hangement qui ont vu otre sainte UX qui ja e Quen fut nission de in certain Sillery ou les Algonant l'été de e là, chez et douces,
l'honneur itué dans considère
aujourd'hui comme le futur grenier de Ja province de Québec, Le récit que lui-même nous a laissé de cette découverte est plein de détails intéressante, Voici comment il r«
aconte son premier voyage, qu'il fit en 1647 :
46 m'embarquai le 11 juillet q
ans un petit canot l'écorce, nous travail
À ReTN | ‘mes cinq jours durant, depuis le point du jour jusqu’au soleil
conché, ramant toujours contre des courants Où contre des torrents,
qui nous faisaient bander tous les
nerfs du corps pour les surmonter : nous avons rencontré en ec
voyage dix sauts ou dix portages, nous nous sommes désembar passer d’une rivitr
c'est-d-dire que jués dix fois pour ‘e à une autre, ou d’un cou rant trop rapide à une autre partie
du fleuve plus navigable, Dans ces portages
» dont quelques-ans sont d’une lieue cet demie, les autres d’une demi-lieue, il faut
porter sur son dos ou sa tête, et le bateau et tout son
, équipage, par des chemins qui n’ont été faits que
pour des bôtes SAUVASCs, tant ils sont affreux silfaut franchir des Montagnes, passer des précipices cachés dans l’abîme des forêts. Nous changeâmes trois fois de rivière, La première où nous €
mbarquâmes se nomme le Saguené :
c'est un fleuve profond, il n’y a navire qu'il ne portât, il a quatre-vingts brasses en plusieurs endroits, et pour l’ordinai baisse de dix À vingt pieds :
rives sont escarpées de mont se vont abaissant
re 1] hausse ou il est assez large, ses
agncs affreuses, lesquelles à quinze ou vingt lieues de son
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LE PÈRE JEAN DE QUEN
Rennes tement SNNEONE
ie de embouchure, où il reçoit dans son sein un autre fleuve plus grand que Jui, qui semble venir de l’ouest. Nous voguâmes encore @ix lienes au delà de ce rencontre d'eaux, qui fait comm vents qui se promèrent sur froids au milieu de l'été même, parce qu’elle est bordée de Montagnes, et qu'elle est Cxposéce au nordouest ct souvent au nord.
e Un beau lac ; les cette rivière, sont très
“ De cette rivière nous passîmes À une autre appelée Kin8ganis, laquelle se décharge dans le Saguené par des courants ct par des affreux. Nous fîmes une lieu et demie, traversant Une Montagne ct une vallée pour l'aller trouver en un lieu navigable, elle est bien moins rapide que le Saguené, serpentant à l’oucst, au sud et au nordouest ; elle fait un Jac qui a plus de quinze lieues de long et quasi une demi-lienx de large,
précipices
‘ Quittant ce fleuve, nou :
travers des bois la rivière appelée des sauvages Kin8gamichich ; elle a son lit dans une terre, ou une vallée toute plate qui regarde le nord : ses eaux sont profondes, fort larges ct toutes calmes ; elles se répandent en quelques endroits par des aulnes et par des ‘broussailles qui nous importunaicnt au dernier point. Nous avions navigué contre le Courant de l’eau dans les deux précédentes rivières, nous commençâmes ici À
à descendre dans le Jne Piagouagami sur les rives duquel habite la nation
S allÂmes chercher au
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in un autre ir de l’ouest.
delà de ce can lac ; les ‘e, sont très qu’elle est se au nord-
une autre ve dans le > précipices , traversant trouver en rapide que t au norde licues de
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sauvages
rre, OU une ses eaux mes ; elles aulnes et naient au
contre le s rivières, ns le Jac la nation
du Porc-Epie, que nous cherchions. Ce lac est si grand qu’à peine en voit-on les rives, il semble être d'unefigure ronde, il est profond et fort poissonneux on y pêche des brochcts, des perches, des saumons, des truites, des poissons dorés, des poissons blanes, des carpes et quantité d’autres espèces,
Il est environné d’un Pays plat, terminé par de hautes montagnes éloignées de trois on quatre ou cinq lieues de ses rives ; il se nourrit des eaux d’une quinzaine de rivières ou environ, qui servent de chemin aux petites nations qui sont dans les terres pour venir pêcher dans ce lac, et pour entretenir le . commerce et l’amitié qu’elles ont par entre elles. Nous voguîmes quelque temps sur ce lacet enfin nous arrivimes au lieu où étaient les sauvages de la nation du Porc-Epie. Ces bonnes gens nous ayant aperçus, sortirent de leurs cabanes pour voir le premier Français qui ait jamais mis le pied dessus leurs terres. [ls s’étonnaient de mon entreprise, ne cr'oÿant pas que jamais j'aurais ou le courage de franchir tant de difficultés pour leur amour. Ils me reçurent dans leurs cabanes comme un homme venu du Ciel : l’un me donna uu petit morceau de poisson séché à la fuinée, l’autre un peu de chair boucanée ; le capitaine me fit présent d’un castipitagan de Castor, c’est-à-dire d’une peau de cet animal, ouverte seulement par le col, en sorte qu'on. dirait que le Castor est tout entier : Voilà me dit-il
mon Père, pour adoucir les fatigues de ton chemin
Lu
66 LE PÈRE JEAN DE QUEN
nous ne te saurions exprimer ] de ta venue ; une chose nous attriste, tu viens en une mauvaise saison, nous n'AVOnSs point de rets pour pêcher du poisson, et les Caux sont trop grandes Pour prendre le Castor”. ]1ne faut pas parler en Ce pays ni de Pain, ni de vin, ni de lit, ni de maison,
a joie que nous AVES
Le Père de Quen passa trois Jours au lae Saint- Jean ; c’est ce lac que Pintrépide missionnaire venait de découvrir, A son arrivée au milieu de la nation du Porc-Epie, il fut vivement Surpris de voir une grande croix que les Sauvages avaient élevée à l’entrée du lac Pour y aller faire leurs dé
‘appeler à leur mémoire Ja Passion et la mort de Notre-Scigneur. Cette vue réjouit beaucoup le cœur de l’apôtre ct releva SON Courage abattu par les fatigues de ce pénible Yoÿage. Ilse mit aussitôt à l’œuvre ; il confessa les chrétiens, il consola les malades, il disposa les vicillards au baptême et leur dit de se rendre à Tadousac l'été suivant pour y recevoir le sacrement qui efface la tache originelle. Après avoir procuré toutes les consolations possibles à ces courageux enfants de la forût, le Père s’embarqua dans sa petite gondole pour descendre à la mission Sainte-Croix, où il arriva après trois jours de navigation,
votions et
Au mois de mai 1652, le Père de second voyage à la mission du 1
Quen fit un ac Saint-Jean, en
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tu viens en point de rets trop grandes as parler en de lit, ni de
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ien fit un -Jeai, en
compagnie de douze canots qui s’en allaient faire la traite des pelleteries avec les peuplades sauvages de cette région. En montant le Saguenay, “nous rencontrâmes souvent, dit le Père, sur les rives du fleuve qui nous portait, des tombeaux de trépassés : ces peuples, étant venus l’année précédente à Tadousac, furent saisis d’une maladie à leur retour qui en égorgea plusieurs, On voyait sur leurs sépuleres les marques de leurs croyances ; ils avaient dressé des croix sur quelques-uns, d’autres avaient planté un bâton sur le tombeau de leur ami, d’où l’on voyait pendre un chapelet ; d’autres avaient mis un aviron marqué de croix sur la fosse de quelque bon navigateur.” Le Père passa douze jours à la mission Saint- Jean, où il fut recu avec les mêmes transports d’allégresse qu’on lui avait manifestée à son premier voyage. [lfit un très grand nombre de chrétiens parmi les sauvages campés sur les bords du lac.
Le Père de Quen, nommé supérieur des missions de la Nouvelle-France, en 1655, occupa ce poste si important ct si difficile, avec un zèle et une sagesse adimirables, jusqu’à sa sainte mort, qui arriva à Québec le 8 octobre 1659. Voici ce qu’on lit sur sa mort dans le Diaire que nous avons déjà cité :
“ Le 1er octobre 1659, le P. Jean de Quen s’alita “et, le 8, il mourut de ces fibres contagieuses “ qu'avait apportées le dernier vaisseau dont il est ‘parlé ci-dessus, ”
GS LE PÈRE JEAN DE QUEN
Rd ae a oo ‘ Le 9, fut enterré le P. de
Quen au matin, “præsente corpore, die
L@ du missæ Privatæ, in um.
“summo altari, dum diceretur offici
Telle fut la fin de cette glorieuse vie : le P. Jean de Quen mourut victime de sa charité et de son dévouement pour ses cners enfants des bois,
en au matin, Œ privatæ, in n.
le P. Jean de de son dévoue-