‹ Une page d'histoire [microforme]Chapitre 14 sur 19 · M. CAMBON TO SIR EDWARD GREY · texte numérisé non relu

M. CAMBON TO SIR EDWARD GREY

= L'Ambassade de France.

Londres, ce 23 novembre 1912. Cher Sir Edward,

Par votre lettre, en date d'hier, 22 novembre, vous que, dans ces dernières années, les autorités militaire France et de la Grande-Bretagne s'étaient consultées de temps en temps; qu’il avait toujours été entendu que ces consultations ne restreignaient pas la liberté, pour chaque gouvernement, de décider dans l'avenir s'ils se préleraient l’un l'autre le concours de leurs forces armées; que, de part et d'autre, ces consultations entre spécialistes n'élaient et ne devaient pas être considérées comme des engagements obligeant nos Gouvernements à agir dans certains Cas; que cependant je vous avais fait observer que, si l’un ou l'autre des deux Gouvernements avait de graves raisons d'appréhender une atlaque non provoquée de la part d’une tierce Puissance, il deviendrait essentiel. de savoir s’il Pourrait compter sur l'assistance armée de l'autre. :

Votre lettre répond à cette observation, et je suis aulorisé à vous déclarer que, dans le cas où l’un de nos deux Gouvernements aurait un motif grave d'appréhender soit l'agression d’une tierce Puissance, soit quelque événement menaçant pour la paix générale, ce Gouvernement examinerait immédiatement avec l'autre si les deux Gouvernements doivent agir de concert en vue de prévenir l'agression ou de sauvegarder la paix. Dans ce cas, les deux Gouvernements délibéreraient sur les

m'avez rappelé s el navales de la

Votre sincèrement dévoué,

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