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» Encore une fois, je erois que ces difficultés s’atténueront avec le temps et avec la pénétration de la loi dans les mœurs, »
Cet article est tout de même réconfortant, puisqu'il admet le désir de collaboration des praticiens, et c’est avec plaisir que nous pouvons envisager le jour prochain où le contrôle sera alerté par le médecin traitant lui-même, chaque fois que se présentera, chez un malade, une évolution probable vers l’invalidité.
Tout cela répond bien à l’idée que s’en faisait le Docteur Perret lorsqu'il écrivait, en 1933, dans une brochure intitulée Les débuts de l’assurance-invalidité :
«.… Les mesures de prévention retenues dans les premiers dossiers d'invalidité se sont heurtées quelquelois à l’incompréhension des assurés; cela n’a rien de décourageant; le malade a droit à quelque indulgence. Ses préjugés s’atténueront quand les organismes de l’assurance sociale auront aïfirmé et prouvé qu'elles sont moins des caisses autoritaires que des serviteurs bienveillants. Quand le praticien connaîtra mieux l'esprit de l’assurance-invalidité, c’est de lui que viendra l'initiative des mesures de prévention. Mais, aujourd'hui, le succès de la prévention dépend surtout de l’activité intelligente du contrôle médical des caisses. »
L'effort spontané des médecins traitants est à ce point prévu, que le Groupement rhodanien de l'Association des médecins conseils et contrôleurs à émis le vœu qu'un imprimé spécial réservé au praticien, et destiné à être joint au plus tard à la cinquième feuille de maladie (fin du deuxième mois) soit couramment utilisé.
L'emploi de cet imprimé, dont le but est de faciliter le dépistage précoce des invalidités sans, pour cela, demander au médecin traitant une grande perte de temps pour la rédaction d’un certificat est, certes, à recommander. Nous en donnons la reproduction :
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FORMULE DE SIGNALEMENT DE L’INVALIDITÉ PROBABLE PAR LE MÉDECIN TRAITANT
CERTIFICAT MÉDICAL destiné à faciliter l’application des mesures de prévention d'invalidité (Cire. minist. du 4° décembre 1932)
Je soussigné, dOCLEUF ner
donnant mes soins à ||,
certifie que l’ètat de maladie de cet assuré paraît devoir se prolonger au-delà
ne paraît pas de six mois
depuis la première constatation médicale FE T0 Le À ESA AD ee ete Er PISTE ee LAN Re ne ne re =:
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et remis à l'intéressé, sur sa demande, pour être transmis à sa
Caisse-maladie,
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Note. — Certificat destiné à être joint à la 5e feuille de maladie de tout assuré réunissant les conditions d'âge et de versements antérieurs nécessaires pour bènéficier éventuellement de l'assurance-invalidité.
Après avoir dit ce que nous pensions du rôle des différentes parties en présence en cas de prévention d'invalidité, nous voulons marquer que déjà une évolution se produit dans la manière de comprendre l’utilité de la prévention.
Actuellement, les questions de financement mettent un peu obstacle à des réalisations d'ensemble concernant la santé générale. Mais lorsqu'on saura où l’on va, il en sera en France comme il en à été à l’étranger, il se produira « un élargissement progressif du rôle que doivent jouer les caisses dans la lutte contre les fléaux morbides » (Godard).
Nous retrouverons d’ailleurs, dans notre chapitre sur la lutte antituberculeuse, l’occasion de parler à nouveau de la prévention qui joue, dans ce cas, un rôle plus important peut-être que partout ailleurs.
L'étranger bénéficiant d’une expérience plus longue que la nôtre s’en est bien rendu compte, et l’on peut voir, en Allemagne, par exemple, que l’assurance-invalidité englobe entièrement la prévention et le traitement des maladies longues, la tuberculose notamment.
Nous voulons, pour être complet, clore notre étude de la prévention de l’invalidité par la reproduction intégrale de la fiche de renseignements employée par la Caisse-maladie pour documenter la Caisse-invalidité. (Voir p. 43 à 48.)
Cette fiche comprend deux parties : la première est purement administrative; seule, la seconde, qui est la partie remplie par le médecin contrôleur, est intéressante du point de vue médical. C'est sur la lecture de cette fiche que le médecin conseil donnera son avis pour déclencher ou non l’action de la Caisse-invalidité.
À présent que nous avons vu en quoi consistait la prévention de l’invalidité, et après avoir discuté dans le chapitre premier de la valeur des, systèmes employés en assurance-invalidité pour l'attribution des pensions, il nous est possible de donner intégralement le fonctionnement du système actuellement en application à Bordeaux.
Le Professeur Maurice Rivière a publié dans le Journal de médecine de Bordeaux du 20 juin 1933 un article dans lequel il expose tout au long la marche de l’organisation dont il est le plus ardent protagoniste.
Nous ne saurions mieux faire que de reproduire cette partie de sa publication |
« … Le médecin contrôleur du risque maladie doit se mettre en rapport confraternel avec le médecin traitant:
» 1° Dès que, par examen des feuilles de maladie de quinzaine d’un assuré social ou par des indications du service de con-