‹ Une Page de l'Histoire de la Médecine Sociale: L'Assurance-InvaliditéChapitre 24 sur 75 · RS · texte numérisé non relu

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naissance des dispositions légales, un certain nombre de causes de discussions pourront être écartées. Partisan résolu et impénitent de la collaboration entre hommes de bonne volonté dans tous les domaines, je crois qu'il ne peut y avoir que danger pour les Caisses et pour le Corps médical — plus encore pour ce dernier que pour les Caisses — et grand dommage pour les assurés, à ce que cette collaboration se relâche au lieu de s’accentuer.

» Précisément parce que je sais, par expérience journalière, que cette collaboration se réalise pratiquement dans une confiance mutuelle et parce que j'en constate les bons effets pour tous, je sais très bien aussi les inconvénients graves que créerait la méfiance érigée en principe directeur. Tenu à l'écart et laissé systématiquement à ses propres et rapides investigations, le médecin contrôleur devrait done prendre ses décisions seul, et il serait à craindre, fatalement, que le malade, pris entre des intérêts pécuniaires immédiats et la défense de droits théoriques qui ne seraient pas toujours les siens, ne perdit trop fréquemment contact avec son médecin traitant.

» Opposé résolument par conviction à la médecine de caisse, je vois personnellement, dans le refus de collaboration, le plus sûr moyen d'en préparer l'avènement. Aussi est-il de première importance que les médecins ne se désintéressent pas du mécanisme, un peu compliqué sans doute, d’une loi qui les touche d'aussi près. Bien que, par tournure d'esprit et par habitude professionnelle des solutions pratiques immédiates, ils n'aiment pas les codifications administratives, il est de leur intérêt le plus certain de se mettre au courant des droits et des obligations de leurs assurés.

» Nous n’en verrons plus alors faire, au bout de six mois et demi une opération que, médicalement et chirurgicalement, on aurait pu faire un mois plus tôt. Le malade s’indignera de se voir refuser des prestations, ce qui arrivera immanquablement s’il n’a pas droit à l’invalidité. Il n’y aurait aucune difficulté si le médecin ou le chirurgien, pensant à la loi, fixait la date de son opération en tenant compte de ses modalités de fonctionnement.

» De même, nous ne verrions pas des demandes d'invalidité formulées après dix mois de soins ou davantage, si le Corps médical était mieux au fait des dispositions de la loi.

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