NOM ET QUALITÉ DU MÉDECIN
GONCLUSIONS
La mise en pratique des dispositions relatives à l’assurance-invalidité a soulevé, nous l’avons vu, d'importants problèmes d'ordre médical. C’est sur chacun de ces points que nous voulons donner nos conclusions.
1° Il faut que le praticien suive l’évolution qui s’est produite dans l’exercice de la médecine : il est désormais, avant tout, au service d’une collectivité. Espérons par là-même que les syndicats médicaux arrêteront leur action, parfois néfaste, en ce qui concerne la rigidité médicale vis-à-vis du secret professionnel. Il ne s’agit pas d’en supprimer le principe, il faut seulement ne pas en jouer à tort et à travers, dans un but de sécurité souvent peu courageux.
2° L'intervention de la prévention de l’invalidité va, surtout dans l’avenir, amener l'institution des assurances sociales, et plus particulièrement de l’assurance-invalidité, à jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre les fléaux morbides pour le maintien de la santé publique. Là, plus que partout ailleurs, il nous faut souhaiter une collaboration médicale sans réserve.
3° L'évaluation des incapacités de travail, dans le cadre du barème d'août 1933, qui est imposé, offre des difficultés indéniables. Etant donné le nombre des expertises, nombre qui ira encore en augmentant, nous aurons besoin d'un corps de médecins experts possédant à leur plus haut degré Îles qualités de logique et de prudence, mais qui, surtout, connaîtront à fond le mécanisme de la loi.
%° La Commission technique, sauvegarde des intérêts de l'assuré, est un organisme dont on ne peut guère perfection-
ner que la procédure, car son utilité est avérée et son fonctionnement ne prête jusqu'ici qu'à des éloges.
5° Nous nous sommes appesanti, dans notre étude de «avenir des invalides », sur les points gênants de la loi et sur les modifications qu'il convenait de lui apporter. La question de la rééducation est, certes, à retenir, mais sans se laisser aller à des espoirs qui, tous, ne seraient pas réalisés.
6° La collaboration, dans la lutte antituberculeuse, des assurances sociales et des œuvres publiques et privées, doit enfin amener les résultats que l’on n’a pu obtenir jusqu'à présent. Nous avons vu qu’à l’étranger, en Allemagne en particulier, cette lutte avait démontré son efficacité. Nous avons foi en une réussite dont les effets se feront sentir sous peu.
Nous tenons enfin, après avoir remarqué que, malgré bien des manœuvres alarmistes, la loi des assurances sociales lait ses preuves, à demander, pour le cadre de l’assuranceinvalidité, un peu plus de souplesse encore dans les dispositions législatives. Il semble impossible de renfermer dans des textes forcément trop rigides des dispositions intéressant toutes les variétés de cas soumis à l’assurance-invalidité.
Quoi qu'il en soit, les divers problèmes soulevés par cette assurance-invalidité sont loin d’être insolubles, et, sous peu, nous espérons enregistrer les premiers résultats d'ensemble d’une institution dont le maintien est, à tous points de vue, souhaitable.
VU, BON À {MPRIMER :
Vu : Le Doyen, Le Président,
Prerre MAURIAC. P. LANDE.