‹ Une page de l'histoire des écoles de Manitoba [microforme]Chapitre 33 sur 80 · D'ÉDUCATION )FITER SANS ES · texte numérisé non relu

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Les amis de la Rivière-Rouge se réjouissaient de voir la paix ét la confiance renaître parmi ses habitants, naguère encore si heureux et : paisibles.

Hélas ! pourquoi le dire, les nouveaux arrangements ne satisfaisaient pas tout ie monde et on en a entendu protester, avec un cynisme sectaire, que cela ne durerait pas : que quand la population étrangère serait arrivée en assez grand nombre pour y dominer, elle ferait fi de toutes les promesses et de toutes les assurances sur lesquelles on comptait tant, et que de cet “ Acte du Manitoba,” il ne resterait que ce que les ennemis des vieux colons voudraient bien leur laisser.

. Quoi qu’il en soit de certaines déceptions et des menaces qu'elles

inspirèrent ; quoi qu'il en soit même de certains actes de violence cui ont marqué l'établissement de la Nouvelle Province, la Rivière-Rouge était dotée d’un gouvernement responsable, appuyé sur et expliqué par les déclarations qui avaient été faites, au cours des négociations, auxquelles w était due cette nouvelle création.

“4 Le 15 Juillet 1870, Sa Majesté proclama le transfert du pays à la Puissance du Canada. Tout le monde se préoccupa de la manière dont serait appliqué l’Acte du Manitoba, cette charte de nos libertés civiles, politiques et religieuses.

La proclamation royale nous cédait au Canada, nous faisait entrer dans la Confédération, avec les mêmes privilèces que les autres Provinces de la Puissance, plus ce qui nous était assuré par l’Acte du Manitoba. Par le fait mème du transfert, les Antorités Fédérales voyaient agrandir puissamment la sphère de leur action et de leur responsabilité ; elles étaient investies, dans le Nord-Ouest, des pouvoirs et de l’autorité qu’elles exerçaient dans les autres Provinces. Ces autorités avaient en sus, à leur disposition l'immense domaine, que les négociations leur avaient assuré ; richesse qui rendait plus urgente i'obligation de regarder comme sacrée la vrotection promise et qui leur en avait assuré la paisible possession. Le premier exercice que l'Autorité Fédérale fit de ses pouvoirs fut d'appliquer à la “ Province des Prairies ” la constitution que lui donnait son existence,

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tissait d'une autonomie, dont elle serait elle-même la première gardienne Voyons comment Manitoba va débuter dans l'exercice de ses libertés et de ses devoirs; comment, entre autres choses elle a traiter la cause de ‘éducation, qui est mise entre ses mains, à la condition qu’elle respecte certaines restrictions. J'’invite le lecteur à examiner avec moi la “Troisième : Phase ” de cette importante question.

‘à Je demande donc à l'histoire quelques-uns des renseignements qu'elle peut nous fournir sur cette période qui dura à peu près 18 années, pendant

ses étroites limites, au milieu de i’immensité du Nord-Ouest et l’inves-.

lesquelles la Province du Manitoba a été administrée par les quatre premiers Lieutenants-Gouverneurs, que le Canada a placés à sa tête, et qui furent les Honorables Adams Georges Archibald, Alexander Morris, Joseph Edouard Cauchon, James Cox Aikins.

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