PHASE TROISIEME
LA LÉGISLATURE DE MANITOBA ÉTABLIT UN SYSTÈME D'ÉDUCATION DONT TOUTES LES CLASSES DE CITOYENS PEUVENT PROFITER SANS VIOLENTER LEURS CONVICTIONS RELIGIEUSES,
L'étude de la première phase de l’histoire de nos écoles prouve jusqu’à l'évidence que les convictions religieuses des personnes intéressées ont été respectées, dès l'établissement de ces écoles : de plus, les différents pouvoirs publics d’Assiniboia ont apprécié ces convictions religieuses au point d'aider les écoles qui en étaient le résultat, et cela pendant plus de cinquante ans.
L'étude de la seconde phase nous montre le pays dans un état d’agitation, plein de crainte et de défiance, parce qu'une partie de la population se croit menacée de perdre la liberté dont elle a joui jusqu'alors : menacée de la suppression de privilèges qui lui étaient chers, et aussi parce que cette population redoutait d’être soumise à des obligations qui seraient un danger pour la foi de ses enfants. Des négociations amicales mirent fin à ces troubles et calmèrent les inquiétudes, en donnant des assurances qui furent acceptées de bonne foi, dans la pensée qu'elles étaient données aussi de boñne foi par les Pouvoirs Supérieurs, qui sauraient les protéger.
Parmi ces assurances, il y en avait äe relatives à l'éducation. Ces dernières garanties, exprimées dans des formules légales qui peuvent paraître un peu ambiguës, fx:ent expliquées de manière à ne pas laisser
de doute sur leur signification véritable. On assura positivement que l’on voulait en faire une protection des droits acquis par la coutume et une sauvegarde contre les empiètements et les précipitations d’une législation à venir. C’est par suite de ces explications, données dans le Parlement, données aux Délégués et données à moi-même, à maintes reprises, que je regarde les assurances, telles qu'exprimées dans “ l'Acte de Manitoba” comme une seconde évolution des écoles de ce pays: comme un trait w'union protecteur entre ce qu'un passé connu avait eu d'indéfini et ce qu’un avenir redouté pourrait avoir de trop positif, dans le sens de restriction et même de répulsion.
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