‹ Une page de l'histoire des écoles de Manitoba [microforme]Chapitre 44 sur 80 · PROMESSES DE MAINTEXNIR LES ÉCOLES TELLES QU'EXISTANTES · texte numérisé non relu

PROMESSES DE MAINTEXNIR LES ÉCOLES TELLES QU'EXISTANTES

En 1887 la Législature de Manitoba passa des statuts relatifs à la construction de différents chemins de fer, entre autres celui dit chemin de fer de la vallée de la Rivière-Rougre, qui devait relier Winnipeg à une ligne des Etats-Unis, à un point de la frontière, entre Pembina et West Lynne. Dans la pensée de la Législature et du peuple, cette nouvelle voie ferrée, offrant une facilité de plus à l'écoulement des produits de la Provinee, ne pouvait être qu'avantageuse, et cet avantage ne pouvait pas être entravé par le monopole garanti par la Charte du chemin de fer Pacifique Canadien.

Le Gouvernement Fédéral crut devoir désavouer ce Statut Provin-

cial ; le désaveu provoqua un vif mécontentement dans tout le pays. La Législature fut unanime à exprimer ce mécontentement dans une

pétition adressée à la Reine en conseil. L'Hon. M. Norquay, qui était le promoteur de la mesure désavouée ; M. Norquay, Premier Ministre, fut la première victime du mécontentement excité par le désaveu.

Ayant échoué dans ses tentatives de gagner Ottawa, il donna su résignation comme chef du Cabinet ; son collègue, l’'Hon. M. La Rivière, en fit autant, et tous deux se rallièrent au support du Dr. Harrison, qui avait entrepris la tâche ingrate de maintenir l'administration, au milieu des difficultés dont le désaveu l’environnait, On ne voulait pas croire que les démarches faites par M. Norquay et ses collègues, tant en Angleterre qu’à Ottawa, amèneraient une solution favorable,

L'opposition fit en sorte que le eoup qui avait frappé l'Hon. M. Norquay pût aussi atteindre son ancien collègue et successeur le Docteur Harrison. Un obstacle seul se dressait devant les espérances du parti de l'opposition qui se disait le parti libéral. Les chefs étaient accusés d'être hostiles aux écoles catholiques et à l’usage officiel de la langue française ; ils étaient intéressés à dissiper ces préventions et à donner des assurances positives de leur bon vouloir sur ces deux points, si chers à la population d'origine française. Pour écarter tout donte au sujet des faits que je vais rapporter je ferai une longue citation qui les décrira sous leur jour véritable ; le récit est d'un homme qui à pris une part active aux faits qu'il raconte, Cette citation est empruntée à un discours prononcé dans l'Assemblée Léoislative à Winnipeg, le 2 Mars 1893, par Monsieur James Fisher, Membre du Parlement Provincial. La lecture de cette Lelle pièce d’éloquence dit assez la franchise et les connaissances légales et politiques de celui qui a prononcé cette harangue à laquelle personne n'a répondu. Monsieur Fisher tint le langage suivant au sujet des promesses faites par le parti libéral et ses chefs, au moment où le pouvoir leur souriait :

Page 1