‹ Une page de l'histoire des écoles de Manitoba [microforme]Chapitre 69 sur 80 · LE DÉSAVEU · texte numérisé non relu

LE DÉSAVEU

Tout espoir étant ravi dans Manitoba, les opprimés tournerent naturellement leurs regards vers Ottawa. Ils le firent par des pétitions dont la prière finale avait sa variante qui, en définitive, tendait au même but:

le redressement des injustices légales.

Le 7 Avril, les Membres de la Section Catholique du Bureau d'Edu- «| cation se réunirent en assemblée et adressèrent de suite une pétition au Gouverneur-Général en Conseil. Ce document, rédigé dans la forme la plus concise possible, indiquait les quatre points dont j'ai fait l'historique dans les quatre phases précédentes de cette étude, et conciuaient par ce qui fait l’objet principal de cette cinquième phase et la prière faite était

celle-ci :

‘ La Section Catholique du Bureau d'Education dans et pour la Province du Mani- ‘“toba prie très respectueusement et très ardemment Son Excellence le Gouverneur: ‘“ Général de désavouer les actes passés, pour toute fin et objet. ’

uverneur deux ngue française, écoles, le fut le rable Monsieur t à Winnipeg, ire d'Etat le 31 ent, nous avons ction elle-même s cruelle que le venaient d'être trait tous deux Jeur inconstitues d'écoles ou de Son Honneur e, qu'il venait de le la Province, le e de destruction are de Manitoba constitutionnel

venaient de violer

tournèrent natudes pétitions dont lait au même but:

du Bureau d'Edute une pétition au dans la forme la ai fait l'historique concluaient par ce prière faite était

à actes passés ‘abolir l'anci r % passés pour abolir l'ancien système d'éducation et le remplacer par

la Province du Mani:

Jlence le Gouverneur-

La pétition fut signé

| ut signée par l’ êque t-Bonit ssl rie gnée par l'Archevèque de St-Boniface, Président, et k . T. A. Bernier, Surintendant. La pétition fut remise au Lieutenantsouverneur qui la transmi ici te

erneur qui la transmit officiellement à Ottawa et elle appert dans les documents de la session. |

Le 14 Avril, l'H )

1 onorable J,E, P. Prendergast re it à l’ era re re E. Î Fa rendet gast remettait à l'Honorable . : : ; une pé ition signée pur huit membres de la loyale oppo- FE sition de Sa Majesté, dans le Par : ; À

à Majesté, dans le Parlement de Manitoba, se plaignant des

N un système ei i privai Re | nouveau qui privait les Catholiques de leurs droits acquis et arantis. Les pétitionnaires affirmai | garanti es pétitionnaires affirmaient que pour des raisons longuement | développées dans l'appendice ] 3 à titi : k | dans l'appeudice ) attaché à leur pétition, iis regarduient ces | actes comme Ultra Vires et ils priuient : |

re < Son Excellence de v ir bi ne e le vouloir bien prendre telle action et accorder tel soulagement et jue Son Excellence trouverait convenable et juste.” : |

L 3S “. à {Urar A | es Honorables {irard, Sénateur, et LaRivière, M. P. attacherent eurs noms à cette pétition.

Me souvenant «l | + re Ë ‘Di L à : y ô 4 4 Lo. nt «ln role qu'un Gouverneur-(Général n'avait prié de J €] S à AU : à à 9° 1 IS7O, je crus de mon devoir et de mon droit de rappeler ces évenements à sxcelle 1e a .

ts à Son Excellence, le quatrième successeur de Lord Liswur. Le | l 52: . | ll se \ , , | quelques unes des 2 Stanley à l'effet de rappeler ques s des promesses faites, non-seulement au nom du Canada J Le]

12 Avril, j'adressai imoire à , Jadressai un mémoire à Lord

mais bien a »: Sa Majesté a au nom de Sa Majesté et cela par son Représentant immédiat qui m'avait assuré il n'agissai : d . Le ssuré qu'il magissait pas seulerent comme Gouverneur xénéri ais bien € : hi 1 ] és :

1, mais bien comme honoré par Sa Majesté d’une mission spécial ET ET te : ee de miss spéciale ne le Da accompagné de pièces justificatives, se terminait ie prière adressée non au téné , ssée 4 uverneur-(rénéral en Conseil is bi au Représent: , ]n Rei ’ : | nel à entant de la Reine, dans l'espoir que son Excellence rai . peut-être nous donner un secours spécial, à rai Frs D a secours spécial, à raison des promesses spéciales m'avaient été faites à moi } i Th :

4 noi et à la populati | on au nom de la Rei | . ls in de son Gouvernement Impérial, et je disais : |

‘Je prie dot à 1c tres respec Se n ;

‘ le Représ s respectueusement et tres ardemment Votre Excel pe eprésentant de notre bien-aimee Reine, de faire É AE pin .#‘ sagesse, vous paraitra le meilleur remeéde | t qe Em LAPS | Fe iede contre les maux ci-dessus i à

ceux que les nouvelles lois préparent dans cette parti \ PRE Re ne

s cette partie des domaines de S: jesté.” Z Sa Majesté.

Ce mémoir n oire et les appendices A. B. C il 6 À. B. C. D. qui l'accompagnai été insérés dans les documents publics Me | |

Mon vénérable ami :

inérable ami, Monseigneur Laflèche, nous prû

SA VOIX si sympathique I S , Nous prèta le secours de STE i » dans une pétition ’: Re : A

d'Etat. I qu'il adressa au Secrétaire

Les requêtes précitées s

Lu quêtes précitées demandaient tout ce qui pouvait être demandé save ant: ‘ s ètre de (

veu où toute action et tout remède convenable et juste ”

Les pétitions adressées au Gouverneur Général en Conseil sont de fait adressées à toute la Législature Canadienne. Le Gouvernement n’est que le Comité Exéen ‘if de la Chambre, à laquelle il est responsable. Il n'est rien sans elle ; il lui doit compte non-seulement de ses actes, mais bien aussi de ses omissions. Tout membre du Parlement a le droit de connaître les demandes adressées au Conseil Privé ; non-seulement il a le droit de les connaître, mais aussi celui de les apprécier, d'en presser l'acceptation ou le rejet, suivant ses convictions personnelles. Donc, quand des pétitions s'adressent au Gouverneur-Général en Conseil, elles s'adressent à tous les représentants du peupie, non-seulement collectivement, | mais encore individuellement. C'est donc une erreur parlementaire de dire que les demandes faites à l'Exécutif ne regardent pas le Chef de l'Opposition où ceux qui l’appuient. La proposition contradictoire serait à vraie. il est quelqu'un qui, par position, doit plus que tout autre surveiller les demandes faites au Gouvernement et la manière dont elles sont accueillies par lui, c'est bien le Chef ou quelqu'un des membres de l'Opposition.

Ceci est si vrai, que dans le cas qui nous occupe, à peine nos pétitions étaient-elle rendues à Ottawa, que l'attention des Communes sur ces péti- ‘h j tions fut attirée par ni:

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