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- “Lafièche, le 19 juin 1916.. - .
* Monsieur lé Secrétaire, |
Je suis venu voir le terrain de Laflèche en automite 1907, et au printemps de 1908 j YS suis-venu avec ma famille, de Saïnt- Léonard, : Comté de Po artmeuf,-Province de Québec. Je suis parti avec #1,200. J'ai eu-un‘homestead”’”’, une préemption, et 3 ans après, un seript, . en tout 640 acres. En 1909 j'avais 15 acres semés en avoine, qui D m'ont donné 1,400 minots. En 1910, la sécheresse ‘a nui aux récül-” tes, qui ont été petites. En, 1911, 191%, et 1913 les récoltes ont été
‘très ibelles; j'avais surtout du lin, qui ‘rendait environ 12 à 15 minots de l’acre, et qu’on vendait au-dessus de $2 le minot. Le che- . min de fer.est arrivé en 1913. L'année suivante, qui était sèche,
. j'ai eu 25 minots dans le labour d'été. En 1915 j'avais 45 minots de iblé à l’acre dans le: labour d'été, et dans le chaume, environ 30. H a été vendu environ $1 le minot: c'était tout du blé numéro 1.
J'ai 18 chevaux. et 23 bêtes à comes. Le climat est plus favorable que celui ‘de L'Est. Il y a de plus beaux hivers qu'En Bas, :. quoiqu'il y aït quelquefois des tempêtes. Pour la samté, le pays est meilleur aussi. Pour le travail, l y a une grande différence. L'hiver on n’a qu'à transporter le blé quand on est loin, mais comme je ne suis pas doïim de la gare, je de transporte au temps du ibattage, et en hiver äl n'y a que le train à faire. Quand des récoltes sont bonnes, on engage même des hommes pour le faire. ÆEn été les hommes se louent environ #40; l'hiver ils sont moins chers. Je ne voudrais
pas vendre mon terrain pour $35 de l’acre. .
Je remercie le Bon Dieu de m'avoir donné 1 idée de venir dans
l'Ouest, et j'en suis tout à fait content. Au début, il n'y avait ni
école ni église, puisque nous sommes arrivés des premiers. Aujour-
d’hui on à école, église et couvent, et c’est aussi facile qu'En-Bas :
pour l'éducation des enfants. . ce ne
Bien vôtre,
Joseph Cantin.
Laflèche, le 26 juin 1916. M. le Secrétaire de L’A. C. F. C., Laflèche. Do | Cher Monsieur, |
Arrivé eri 1911, j ’ai bâti un magasin au ‘‘vieux village” , et en 1913, avec mon fils, 3 fai construit le magasin ‘actuel, qui a 75 pieds par 75, et deux étages: Fe cpritiétégs à à, été bon: dès ledébut. L'’année passée nous evèns: a sit pétur cit ie aille" biastres d’affaires. I]
.n y a plus guère, de rentes, à à crédit; à: ‘pen. “près , out est comptant: Ls .
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les fermiers n’ont plus besoin de crédit, mais d’un (bon magasin à pris -modiques. C'est ce que nous nous efforçons de leur donner. Les prix sont à peu près les mêmes que dans l'Est. On n a pas eu
de peine à collecter des crédits.des premières. années.
Le chiffre d’affaires du village est d’ environ, deux millions de piastres, et il est appelé à grandir beaucoup, car in y à pas encore en culture da moitié du terrain qu'il y aura dans 3 ou 4 ans. Je suis done bien content d’ avoir établi un commerce -ici.-
Bien vôtre, -
} | . A.-N: Bourassa et fils.