I. — l’église
Dans l’édifice que connurent les contemporains de Bru té, plus rien ne rappelait la chapelle primitive de Saint-Hippolyte — si ce n’est sans doute quelques dalles tumulaires des XIIe et XIIIe siècles aux inscriptions depuis longtemps effacées.
L’église, qui avait succédé sur le même emplacement à l’oratoire du moyen âge, était celle que nous avons vu construire sous les curés Bordier et Eustache Savary et qui avait été remaniée ensuite et aggrandie sous les curés Sauvage et Ravissar.
Elle n’avait rien, à l’extérieur, de la majesté ou de la grâce de plusieurs églises paroissiales de la capitale. C’était une modeste église de faubourg, comme celle de Saint-Médard, — plus modeste même peut-être et non moins disparate.
La seule « vue » de Saint-Hippolyte que nous connaissions est un dessin à la plume ayant servi à illustrer un volume provenant de la bibliothèque Vivenel, cataloguée en 1844 (1). Mais ce dessin est moderne et rien n’indique où il a été copié. Il semble toutefois que la pièce originale était assez ancienne, car elle représente Saint-Hippolyte avant la construction du clocher.
(1) Voir, page 37, ce dessin qui a été reproduit pour la première fois dans le Paris religieux de M. l’abbé Duplessy.
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La vue-perspective du plan dit de Turgot (1739) est donc préférable malgré l’exiguïté de ses dimensions. ( Voir page 73.)
L’église Saint-Hippolyte était située exactement à l’angle oriental formé par la rue des Marmousets et la rue Saint-Hippolyte : elle se trouvait dégagée de tout côté, — même du côté méridional, où une bande de terrain, appelée le petit cimetière ou encore la ruelle de la procession , la séparait du jardin du grand presbytère.
L’entrée principale de l’église était rue des Marmousets.
Trois autres portes y donnaient accès :
La première rue Saint-Hippolyte, ouvrant sur le bas-côté gauche.
La seconde, au chevet du chœur, vers la rue des Trois-Couronnes.
La troisième dans la ruelle, servant surtout à M. le curé.
La distribution intérieure de l’édifice nous est connue par un plan conservé dans les papiers de M. Vacquer, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. ( Voir page 121.)
L’original sur lequel ce plan a été copié nous semble facile à déterminer.
On sait qu’Edme Verniquet, en dehors de son admirable atlas trigonométrique général de la ville de Paris, avait dressé, à l’échelle de trois lignes par toise, les plans détaillés de tous les monuments publics et particuliers de la capitale. Ces relevés fragmentaires, admirablement coloriés et collés sur toile, étaient déposés à l’Hôtel de ville et la collection a péri dans l’incendie de 1871.
Or Vacquer avait nombre de fois mis à profit cette collection. Dans un rapport du 22 mars 1869, il note, par exemple, que « la configuration de l’ancienne église Saint-Marcel était connue par un plan levé alors qu’elle existait encore et qui fait partie des travaux de Verniquet. »
Il y a donc tout lieu de croire que le plan de Saint-Hippolyte, copié par lui sur papier pelure, est de la même provenance,
. d’autant que ce plan est établi pareillement à l’échelle de trois lignes par toise.
Dès le premier regard, nous sommes frappés — et choqués
A LA VEILLE DE DISPARAITRE