‹ Une partie de campagne [microforme]Chapitre 9 sur 29 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

WILLIAM (seul).

Que j'ai hâte d'être parti d'ici! C’est sûrement un diable bien malfaisant qui a donné à mon père l’idée d’inviter ; > Brown et sa sœur à venir faire une promenade dans ce village-ci, où je ne rencontre que des mortifications de la part de rustres qui me tutoyent, m’appellent Guillot et même Guillotte, me parlent comme s’ils parlaient à leurs ignorants camarades, et ÉPIPRISEnS mille autres tortures. Il est bien vrai que Baptiste m’a retiré de l’eau, comme is

le dit, mais j’ai bien changé d'état depuis...

ue. SCÈNE VIIL. LE - | WILLIAM ær FLORE. |

FLORE

Baptiste ne veut pas on et c’est votre faute, William.

WILLIAM

Certes, je m’en occupe fort.

| FLORE

| Non, vous n'êtes plus mon cousin.

WILLIAM

| J’en suis fâché, vraiment.

FLORE

Je dirai votre conduite à la jeune Anglaise qui est venue

avec vous, et, Si...

WILLIAM

Comment ?

FLORE

Et, si elle ressemble à son frère, elle m'écoutera, j'en suis sûre. Il ne rougit pas de nous, lui; il ne nous traite pas avec ce dédain, cette hauteur qui vous rendent si ridicule.

ne OÙ Oui, ridicule, car sachez que, loin de vous en respecter davantage, tous nos bons villageois n'ont fait que rire de vous, depuis que vous êtes ici. Loin de vous estimer, ils vous haïssent, tandis que M. Brown, votre ami, est le favori de tous.

WILLIAM, Qu’allez-vous dire à la jeune Anglaise, comme vous l’appelez ? Lui dire ? Je sais ce que je lui dirai : ingrat, hautain, orgueilleux....

WILLIAM

Diable ! Finissez, car.... (Flore sort.)

Page 1