LILLV. Soyez tranquille, je m'eii charge
DUPLESSY. Ah! si tu veux te risquer, je n'ai plus rien à dire... Nous allons en causer avec le ptre du jeune homme.
LILIA. Dans quelque temps vous ne le reconnaîtrez pas, et s'il est encore un peu fou ce ne sera plus que de sa femme.
ANTÉXOU. (^her ange! j'ai donc enfin trouvé un ame qui a compris la mienne. ^
Air du vaud. d& l'Héritière,
LILIA
L'erreur est permise à notre âge ; Et quand l'hymen va nous unir, Je crains pourtant ce mariage Car je pourrais m'en repentir, Mais, jeune, on croit à l'avenir; On se dit avec confiance :
Le bonheur ne peut m'échappcr.
Puisqu'on a déj.^ l'espérance, Il est permis de s'y trompej.
ANTÉKOR.
Nos jeunes soldats que j'admire , Sous Anvers, braves et joymx, Se montraient dignes de l'Empire; Et du Hollandais furieux, Quand le canon tirait sur eux, Ils s'écriaient avec courage, Même en se voyant éclopper :
Eil-ce un boulet, est-ce un fromage?
Il est permis de s'y tromper.
DUPLESSY.
Aime/.-vons l'état monarchique, Tant mieux, je suis de vos amis.
» Préférez-vous la république ; Je suis encore de votre avis J'apparliens à tous les j)arlis.
Warcu cz pas ma conscience, Un s(,ul mot va me disculper :
Quand on ne sait pas ce qu'on peDSOg 11 est permis de s'y tromper.
ANTHNDR.
Cette nuit dans ma rcverit^, M'élant couché l'estomac creux , Il me sembla qu'avec furie J'élr( i{;nais, de mes bras nerveux, Une hydie, un serjient monstrueux.
Tout à coup, l'ilhision cesse , y El qu»;ll<: hcurenr vient me frapper; Ceftt mon Iraveisin qne je pni.ie^
•I est pvrmid de s'y trom^ot*
LE MAGASIN Tl/'.ATRAL.