MOYEN DU PROGRÈS
Le moyen, c'est Tordre providentiel , c'est l'ensemble des forces et des lois générales , mises en exercice dans le mouvement universel même , pour déterminer et régler avec poids, nombre et mesure, la nature manifestée de chaque individu ou essence, dans le temps et dans l'espace (c'est aussi l'intervention spéciale et de tous les instants de Dieu aidant, secourant, assistant les créatures).
L'intervalle entre le point initial idéal, et le point également idéal d'arrivée , ce sont tous les états de développement, tous les mouvements de croissance , tous les progrès intermédiaires qui mènent successivement l'universalité des essences, de zéro à l'infini, c'est-à-dire de l'infiniment petit à ['infiniment grand en accroissement d attributs et de vies, en perfectionnement et en félicité.
En particulier, le point de départ du progrès pour l'humanité, c'est le minimum d'intelligence et de raison, d'amour, de sympathie, d'instinct et de puissance, dont l'homme est susceptible au berceau de son espèce ; c'est l'état informe du sauvage le plus brut, de celui qui perçoit , qui sait et agit assez pour se préserver et pour conserver une vie animale.
Enfin , en général , le point de départ , le but , le moyen , l'intervalle du progrès des êtres doués d'intelligence et de raison, de liberté et de moralité, ne diffèrent de ceux des êtres relativement ou absolument privés de ces attributs que parce que ces êtres privilégiés sont capables de savoir la loi du progrès, d'en connaître le but et les moyens, de les poursuivre ou de les pratiquer méritoirement; mais ils peuvent, à un très haut degré, ou favoriser , ou contrarier le progrès : non-seulement celui de leur espèce, mais celui de toutes les espèces et de toutes les choses avec lesquelles ils sont directement en rapport.
Ainsi, point de départ, but, moyen, conditions, tout