‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 107 sur 141 · BUT BU PROGRÈS · texte numérisé non relu

BUT BU PROGRÈS

idées, comme se l'imaginaient les criticistes kantiens.

Le progrès présuppose incontestablement an point de départ, un but, des conditions internes et externes dans l'être qui progresse.

Aucun être dans l'univers ne se donne son but k luimême ; il le reçoit de Dieu par les révélations intimes de sa nature spéciale; et il y tend, il y marche plus ou moins fatalement et plus ou moins librement, selon cette nature , c'est-à-dire selon qu'il a plus ou moins reçu la faculté du choix et de la perturbation , ou qu'il dispose davantage de sa destinée par le libre arbitre , la puissance et l'intelligence.

En particulier, le but de l'homme lui est extérieur; il ne se le donne pas ; il le reçoit d'une révélation intérieure , c'est-à-dire des intentions spontanées de sa raison , cette merveilleuse faculté des principes , cette base primitive des croyances invincibles , ce germe et ce point d'appui de toute certitude et de toute connaissance objective, cette magique lumière qui nous éclaire intimement en venant en ce monde ; il le tient des inclinations de son cœur , de ses prédispositions natives, intellectuelles, morales et physiques (et aussi, selon nous , de l'influence immédiate de Dieu , ou médiate par sa faculté médiatrice).

Le point de départ du progrès universel , c'est la nature des choses, c'est-à-dire la manifestation solidaire de l'ensemble des êtres, tels qu'ils sont au début de la création ; tels qu'ils se trouvent au moment initial de leur activité , ou de leur développement fatal ; tels, enfin, que les a laissés Dieu au sortir de ses mains, par l'impulsion première qu'il a communiquée au grand tout.

Le but de ce progrès, nous le savons, c'est la conservation, le perfectionnement et le bonheur toujours croissant de l'universalité des êtres.

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