‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 126 sur 141 · MONDES DE LA MATIERE. W · texte numérisé non relu

MONDES DE LA MATIERE. W

s'appeler hommes ; car nous disons hautement : il y a autant de distance entre les hommes terrestres, incarnés et désincarnés, et les vrais Esprits, qu'entre les taupes et les hommes. Et cependant l'illusion qu éprouvent nos pauvres défunts est logique; elle repose sur une loi tendantielle qu'il nous reste à expliquer, et -qui se reproduit dans tous les mondes. Quand la monade a reçu la transcréation qui la fait homme, elle aspire, par le mouvement et le désir qui l'en traîne, vers le type delà perfection, et N ce type lui apparaît sous la forme du degré voisin qu'elle doit obtenir, c'est-à-dire l'Esprit. De là deux illusions formelles : comme l'Esprit est le type de la perfection pour nous dans notre enfantillage mesquin, nous disons Dieu est Esprit, expression grossière contre laquelle Fénélon a protesté, et nous aussi dans tous nos ouvrages. La seconde illusion partie de la môme cause s'applique aux désincarnés. Dès qu'ils ont quitté ce que les uns appellent leur carcasse, d'autres leurs corps de mort et de pourriture, ils se trouvent pourvus d'un vêtement léger et incomparablement plus subtil avec lequel ils peuvent planer, ne fût-ce que dans l'atmosphère; les grands parmi eux , mais bien petits et bien médiocres dans l'ensemble, peuvent s'élever au-dessus et aller même visiter les astres voisins, quand leur lourdeur relative ne s'y oppose pas, ou qu'avec leur-supériorité ils peuvent se dépouiller pour monter et se créer une enveloppe plus légère. Ils se croient alors arrivés au terme de leurs désirs , ou en approcher, tandis qu'ils ont encore beaucoup d'étapes à franchir. Ils se nomment Esprits , et ils ont, relativement à

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