MATÉRIALISME ET SPIRITUALISME. XIX
reusement unies. Il nous faudrait leurs sens parfaits et subtils pour discerner encore ce qui est matériel pour eux, et ce qui, pour nous, a dépassé de beaucoup les limites de l'immatérialité. Dans cette perpétuelle ascension vers le bien suprême et le progrès incessant, ces êtres surhumains, devenus plus tard esprits purs pour nous, puis hommes awéniques, hommes divins, ces étincelantes et glorieuses monades augmentent de plus en plus leurs rayonnements; mais il est permis 'd'affirmer que la borne et la négation sont- constitutives de leur réalisation et de leur vie, et quoique indéfiniment amoindrissablés, elles ne peuvent complètement disparaître.
Toujours est-il que la matière et l'esprit sont des appellations toutes relatives, qu'il n'y a dans l'univers que de l'être et des êtres, des monades. A l'état chaotique et minéral elles sont dans l'attente, dans l'élaboration % dans l'enveloppement. Végétales, elles entrent dans une espèce d'Association. Animales, elles forment une société plus étroite. Ici il faut distinguer enTtre les invertébrés et les vertébrés. Dans les invertébrés le lien se peut rompre et l'animal, même dissocié, peut vivre tout entier. Autant il y a de centres nerveux, autant il y a d'animaux distincts. C'est le polyzoïsme .
Dans les vertébrés, surtout les supérieurs, Fassociation est telle que lorsque la monade directrice des monades inférieures est atteinte dans la vie de son organisme grossier, elle entraîne avec elle toutes les autres pouE continuer de nouvelles existences avec son organisme, invisible. C'est lepolypsychi&me. Dans l'homme, il en est a plus forte raison ainsi.