‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 17 sur 141 · MATERIALISME ET SPIBITUALISME. XXI · texte numérisé non relu

MATERIALISME ET SPIBITUALISME. XXI

éclateront tour à tour dès que les milieux y seront adaptés.

Plus bas, nous donnerons une nouvelle explication de la vérité du transformisme.

Concluons que tout est force, même dans les sciences de l'élément sensible; force immatérielle et inétendue , non perceptible à nos organes, et qu'ainsi il n'y a point de disparité entre ce qu'on nomme à tort matière, quand on entend par là une substance distincte, et ce qu'on a qualifié d'esprit faussement à notre avis, quand on a la même prétention. Ce sont des appellations que nous ne maintenons que très relativement et dans le sens exprimé plus haut.

Gomme le fait observer Durand de Gros dans son Ontologie déjà citée, toute portion de ce qu'on nomme matière est une réunion de parties qui suppose une force motrice. C'est là que se forme la première association des monades ; mais plus instable encore que dans le végétal et l'inverterbré, elle change chaque fois que nos chimistes lui présentent une autre société avec laquelle elle a plus d'affinités. C'est le premier essai des monades, s' élevant de l'état d'involution et de repos à la vie végétale et animale inférieure, puis à la supérieure, et de là à l'hominalité.

Le même Durand de Gros confirme les pensées émises dans mes ouvrages reproduits en extraits plus haut, d'une manière trop remarquable pour que je ne le cite pas textuellement. « La matière et l'esprit* dit-il, se résolvent logiquement, se confondent et s'identifient dans un irréductible concept, dans cette force simple, élément commun et unique de

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