‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 24 sur 141 · XXXIV ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME · texte numérisé non relu

XXXIV ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME

Je Tais reproduire, en commençant, le résumé de la doctrine philosophique à ce sujet, telle que je la comprends et que je lai énoncée dans un article du journal la Solidarité. Cet article fait suite aux deux articles sur l'Agent universel. En voici des fragments, les seuls nécessaires à ce qui va suivre.

A la sélection naturelle de l'émment Darwin, à la concurrence vitale, il faut pour faire comprendre la grande vérité du transformisme, ajouter comme moyen l'énergie actuelle des monades qui viennent s'emprisonner dans la matrice des formes terrestres correspondantes à leur état, et spécialisant pour cela en elles l'agent universel approprié à chaque degré.

Prenons pour exemple la forme homme* sur notre planète.

L'homme y a éclaté depuis une prodigieuse antiquité. Contemporain de l'alytériam dans le Myocène moyen, du mastodonte dans Te Plyocèhe, il a souffert les rudes atteintes de la grande pédode glaciaire, pour traverser l'â^e du grand ours, du mammouth, du grand tigre des cavernes, du renne, de la pierre taillée, delà pierre polie, du bronze, de Tétain et du fer; puis des époques mythiques, il est enfin arrivé aux temps historiques.

Mais comment la forme humaine a*t elle éclaté? par le transformisme d'espèces prophétiques et intermédiaires opéré graduellement en temps ordinaire, et plus brusquement avec un changement complet des milieux.

L'harmonie universelle se maintient et s'explique par le grand agent, lien entre tous les êtres.

Chaque milieu transformé appelle une forme nouvelle.

Chaque forme nouvelle appelle une monade de même ordre pour l'animer.

Je m'imagine que notre successeur ici-bas, dont nous sommes l'espèce prophétique, sera si supérieur par son crâne, par ses puissances morales et physiques, que peut-être dans cent mille ans, on répudiera toute parenté avec l'homme actuel avec autant d'indignation et de dédain, contre les Darwin futurs, que l'homme en éprouve contre une origine commune avec les primates ou les singes. Alors ne planeront au-dessus .de notre

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