ANTHROPOLOGIE ET TRANSFORMISME. XXXY
planète, attirées par les milieux et les formes de l'avenir, que des monades dignes d'entrtr dans la matrice de la terre transformée; à présent que des monades vulgaires et qui n'ont pas su briser tons leurs liens planétaires, puissent à la rigueur répondre aux évocations, c'est possible.
Mais que les grandes monades qui se sont nommées ici-bas Socrate, Platon, Epictète, Fénelon, Bosquet, viennent répondre au gré des évocateurs, c'est ce que le n'admets pas ; je crois que la plupart du temps, il n y a que leurs puissants reflets, les images qu'ils ont laissées dans la lumière astrale, qui viennent à l'appel des médiums.
Il y a de plus une immense quantité d'expériences, dans lesquelles l'évocateur ne reçoit que les propres reflets de sa pensée soit connue, soit latente.
Retenons* donc encore ces deux grandes formules de la géologie philosophique : Chaque milieu transformé appelle une forme nouvelle. Chaque forme nouvelle appelle une monade de même ordre pour V animer. Cela dit, commençons.
A quelle époque la forme humaine a-t-elle éclaté sur notre planète ? A l'époque où les milieux ambiants ont été favorables, où les climats ont été chauds ou tempérés, et où Fémergence des îles et des continents a été suffisante pour permettre son éclosion. Nous la fixerions donc déjà à priori, sans grande crainte de nous tromper, à l'époque du Myocène moyen, puisque, par des circonstances plus ou moins connues, plus ou moins cachées encore, la température s'est singulièrement refroidie pendant les temps du Plyocène, pour aboutir ensuite aux rigueurs excessives de la période glaciaire. Il fallait bien que l'homme se fût déjà répandu, déjà acclimaté et endurci contre les influences du dehors,