‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 38 sur 141 · VIE FUTURE DEVANT LA SCIENCE. XLIX · texte numérisé non relu

VIE FUTURE DEVANT LA SCIENCE. XLIX

naissance qui sera scientifique bientôt d'un organisme virtuel constitutif de la monade, s'adaptant par une corrélation adéquate à l'organisme grossier. Il faut que les monades à l'état latent produisant les formes, correspondent exactement aux monades plus avancées et déjà zoïques ou psychiques. Il faut, en termes plus clairs et plus compréhensibles, que chaque centre nerveux de l'organisme formel soit préparé ù recevoir chaque centre psychique de l'organisme virtuel, et qu'il y ait entre ces deux organismes, l'un visible, l'autre invisible, parallélisme par adaptation adéquate. Ccfte hypothèse n'a rien d'impossible, et loin d'être démentie par la science, nous croyons qu'elle sera confirmée. Elle est nécessaire, soità la préexistence de$ monades aux formes, soit à leur persistance après qu'elles en sont dégagées. Or, préexistence et persistance, c'est même chose, et si l'une pouvait être attaquée, l'autre ne pourrait se soutenir.

Durand de Gros, dans son Ontologie déjà citée, ne se montre pas trop défavorable à Veïiolon, à l'organisme virtuel. Dans son Explication dès religions, il prétend qu'elles ont eu pour base le cult^des ancêtres ; c'est en effet, à notre point de vue, une forte partie du culte pratique. C'est tellement vrai, que Guigniault, le vaillant traducteur de Creuzer, dit dans son introduction que si l'on n'admet pas le culte et quelquefois- mênie l'intervention réelle des esprits (àmçs surhumaines, désincarnés, défunts de notre terre), ou ne comprend rien à l'antiquité. Louis Ménard, dans son Polythéisme hellénique, parle de l'eidolon en termes que nous avons cités dans Pluralité

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