XLV1II VIE FUTURE DEVAWT LA SCIENCE
organisme virtuel qui s'adapte à tous les organismes formels de ses incarnations dans les divers globes. Les monades (cette expression est presque partout employée par nous au sens d'être et non au sens d'atome ou de force simple) remportent avec elles, puisqu'il les constitue et fait partie de leur être.
Louis Figuier a trop négligé, à notre avis, cet organisme virtuel et indivisible de la monade, Yeidolon des Grecs, dont l'existence, démontrée comme nous le verrons par l'histoire, suffit à sauvegarder la persistance de l'être après le trépas. Cependant notre auteur adopte complètement et presque dans les mêmes termes, ce dont nous sommes fort honoré, notre distinction entre l'immortalité de l'âme et celle de la personne. Il avoue que la seconde fait seule question. Il distingue lui aussi l'identité substantielle .qui existe pour toutes les forces simples, ihéten(Jues et perpétuelles, et l'identité formelle et personnelle, la seule qui nous importe et qui puisse être mise en discussion. Que les philosophes psychologues et spiritualistes de la pauvre école française s'obstinent encore à proclamer qug ce qu'ils nomment l'âme, à savoir la force psychique inétendue, est immortelle, c'est là ce que les physiciens attestent aussi de la force physique et c'est ce que nul métaphysicien ne conteste.
Le problème est déplacé ; il n'est pas là. Notre personne humaine dépend de l'association et de l'aggrégation ; or, il faut, pour qu'elle subsiste, que cette association et cette aggrégation soient conservées, et elles ne peuvent l'être que par la recon-