Y1E FUTUHE DEVANT LA SCIENCE. LI
soit surpercherie, soit superstition, mais il est avéré à mes y eux qne le paganisme et même toutes les religions qui l'ont remplacé n'auraient pu tenir si longtemps sans l'intervention positive des êtres surhumains et des ancêtres. Je n'excipe donc pas seulement, pour prouver l'existence de feidolon ou organisme virtuel, des observations faites de nos jours -comme le font quelques amis de Durand de Gros, mais encore d'un faisceau de faits historiques qui me semblent inattaquables.
Je suis pourtant de l'avis de Louis Figuier, dans ses critiques, contre les tendances absurdes du spiritisme moderne. Je ne crois pas à l'identité des esprits évoqués, ni toujours à la présence des esprits; qu'on relise mes articles cités dans cet écrit sur l'agent universel. Je pense, comme Figuier, qu'il y a du vrai dans le spiritisme ; ce vrai consiste dans .les doctrines que j'ai soutenues à la suite de toute la tradition, et de grands penseurs, comme cela est établi dans Pluralité des existences; il est aussi dans cette idée de la communication possible et maintes fois réelle entre les vivants et lés morts, entre notre monde et les autres mondes. Ce son* les opinions que nous nous sommes attaché de préférence à faire prévaloir dans les nombreux articles publiés par nous,' quand pendant 18 ans d'oppression, nous cherchions un peu de liberté pour la pensée. Nous la trouvions dans les journaux et re- ■ vues spirites, où on n'était jamais inquiété et où nous avons pu répandre, sans craindre des poursuites inutiles à braver, les semences de progrès, de condamnation contre les abus et les supers-