‹ Une philosophie nouvelle: ce qu'elle doit être devant la scienceChapitre 59 sur 141 · LXXVI LA MOBALE INDEPENDANTE · texte numérisé non relu

LXXVI LA MOBALE INDEPENDANTE

séquence des principes crus ou pensés, ne saurait être le véritable lien, aujourd'hui que les hommes sont dans le morcellement et la division de l'individualisme le plus effréné. Ce sera, si Ton veut, un résultat de l'unité lorsqu'elle sera opérée, mais elle n'en peut être de prime-saut le moyen et le lien solide.

Commencer par la morale scientifique, c'est commencer par la fin.

Nous allons expliquer les motifs de cette généreuse illusion, de cette naïveté sublime, parce qu'elles n'ont pu prendre naissance que dans des cœurs nobles et bien trempés. I s se sont dit : L'athée, le matérialiste, placés en face du devoir, l'accomplissent aussi résolument que beaucoup d'autres; ils font litière alors de leurs opinions, et se retrouvent unanimes dans la dignité et dans (honneur. Cela est vrai; l'homme malgré tout, a toujours sa marque de fabrique ; il a toujours, fût il le plus pervers, quelques germes de bien au fond de son être. Nous savons, à n'en pas douter, que les sophismes scientifiques sont laissés bien loin par leurs auteurs euxmêmes dans la conduite de la vie, et que par exemple, le docteur Bùchner, que 1 on prendrait pour un ogre et un tueur d enfants, est au fond peut-être un homme bon, serviable, aimant sa famille et ses amis, peut-être même qu'il sympathise avec 1 enfance. C'est possible. Encore une fois, il ne s'agit pas d unir les' hommes par la spontanéité du sentiment, ma's par la loi du devoir. par la morale science, non pas parla mora'e élan. C'est bien là d'ailleurs ce que vous vous proposez.de faire, et cette entreprise

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