XCVI CLE DV MERVEILLEUX
Nous ne rapporterons que nos conclusions sur le Bouddhisme.
Les religions d'Occident raisonnaient ainsi : Le bouddhisme est une religion fausse, donc il n'y a que de mauvais Esprits qui peuvent la soutenir; les nôres étant véritables, il n'y a que de bons Espits, même des anges, qui sont les auteurs Me nos prodiges. C'est n'être pas sage que de trancher la question de la sorte. Voici an contraire ce que nous disons : Si vous êtes supérieurs au bouddhisme, vous n'exerciez aucune influence en Orient, où vous n'étiez pas connus, le bouddhiMne, quoique sans Dieu bien arrêté, présentait par l'austérité et la sublimité même de sa morale, un bien relatif aux peuples de l'Inde et de la Chine; et tous les moyens d'augmenter la foi naïve des Orientaux, avaient un bnt salutaire. Mieux valait encore qu'ils pratiquassent les beaux préceptes du bouddhisme, que de ne croire à rien. Donc ce sont de bons Esprits, quoique relativement inférieurs, qui, pour raviver la foi au Bouddha, se seront faits les intermédiaires du transport de ses images, de ses statues, de ses reliques.
Il en est de même des transports opérés pour le compte des autres cultes. Il faut concevoir d'à nord ceci : il y a, soit en Orient, soit en Occident, une troupe de désincarnés q ii, en mourant, conservent encore longtemps leur foi religieuse, quelquefois avec tous ses préjugés, ses étroitesses, ses mesquineries, ses superstitions. Bouddhistes ou autres tiennent encore au cul te des images, des amulettes, des statues, des maisons saintes, des chapelles, des pagodes et des mosquées. De là les efforts que font ces Esprits, après leur transformation, dans mn but intentionnellement bon pour perpétuer leurs croyances. C'est ainsi que s'expliquent tous ces transports d'images, de statues du Bouddha d'un côté, de personnages sacrés de l'autre. Pieux prodiges opérés en général dans àes pensées louables; comme ces pauvres et faibles âmes de la plupart des dévots au bouddhisme et aux sectes étroites, ne se sont pas élevés au-dessus du culte matériel, elles y abondent encore après le trépas, et ce n'est que plus tard qu elles monteront au vrai culte de Dieu : l'adoration en esprit et en vérité. Ce sont tous ces Esprits,