CLE DU MERVEILLEUX. XCV
Ces opinions sur le culte, l'influence morale et quelquefois matérielle des ancêtres, se sont prolongées longtemps encore et font encore la base des religions contemporaines.
Maig ne laissons pas encore l'antiquité sans parler de ceux qui succédèrent aux néoplatoniciens, ou qui vécurent côte à côte avec eux, les chrétiens primitifs.
Ce sont tous les évéques d'un concile obtenant de deux membres décédés leurs signatures qui manquaient, par la mort, à un acte important auquel ils avaient participé. C'est saint Spiridion évoquant sa fille défunte pour demander l'indication du lieu d'un dépôt, indication obtenue et confirmée par l'événement. Ce sont enfin les Pères de l'église attestant et confirmant, Origène et saint Augustin notamment, que les plus grandes conversions étaient dues à des influences spirituelles, à des apparitions merveilleuses, qui avaient eu lieu, soit durant la veille, soit pendant le sommeil. Nous allions oublier un pape faisant signer sa lettre, et réclamant des corrections au tombeau de saint Pierre, et la retirant en effet signée et corrigée.
Ces croyances et ces pratiques font encore le fond des cultes modernes, telle est du moins la thèse que nous avons soutenue clans des articles mentionnés plus haut, et dans des journaux et revues déjà cités. On sait pourquoi nous nous abstenons d'en parler, c'est que nous voulons complètement élaguer dans cet écrit toute discussion théologique.
Risquons -nous cependant avec la théologie de Bouddha.