‹ Une philosophie nouvelle, Henri BergsonChapitre 3 sur 121 · PRÉFACE III · texte numérisé non relu

PRÉFACE III

qu'on dissèque. C'est en la prenant au contraire comme un acte de vie, non point comme un discours plus ou moins habile, dans son âme singulière plutôt que dans la structure de son corps, qu'on parvient à la comprendre vraiment. Et je n'ai fait en somme, pour ma part, qu'appliquer ainsi à M. Bergson la méthode que lui-même préconise avec raison dans un article récent [Revue de Métaphysique et de Morale, novembre 1911), la seule en effet qui, dans tous les sens du mot, soit pleinement « juste » .

Je serais heureux que ces courtes pages pussent néanmoins offrir un intérêt aux philosophes professionnels et je n'ai rien négligé, dans la mesure de mes forces, pour permettre à ceux-ci de découvrir, sous les formules sommaires que j'emploie, cela même que je me suis interdit de développer. Il m'a paru que bien des méprises venaient encore aujourd'hui fausser chez plusieurs l'interprétation de la pensée bergsonienne. Sans doute serait-ce déjà quelque chose que de contribuer à les rendre plus rares. Ai-je réussi dans ma tentative? Tel est, en tout cas, le

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