‹ Une philosophie nouvelle, Henri BergsonChapitre 50 sur 121 · LE PROBLÈME DE L'ÉVOLUTION VIE ET MATIÈRE · texte numérisé non relu

LE PROBLÈME DE L'ÉVOLUTION VIE ET MATIÈRE

Après le problème de la conscience, M. Bergson devait aborder celui de révolution, car la liberté psychologique n'est vraiment concevable que si elle commence en quelque mesure avec la première 1 pulsation de vie corporelle. « Ou la sensation n'n pas de raison d'être, ou c'est un commencement de liberté » : voilà ce que nous disait déjà l'Essai sm* les données immédiates1 . Il était donc facile de prévoir la nécessité d'un cadre théorique général dans lequel notre durée pût prendre une place qui la rendît plus intelligible en lui faisant perdre son apparence d'exception singulière. Aussi bien, dès 1901, écrivais-je2, à propos de la philosophie nouvelle envisagée comme philosophie du devenir : « Elle a été préparée par Tévolutionisme contemporain, qu'elle approfondit et parfait, qu'elle dégage de sa gangue matérialiste et qu'elle tourne en métaphysique véritable. N'est-ce pas la philosophie

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