‹ Une poignée de véritésChapitre 38 sur 47 · LES PRINCES ET LES POETES · texte numérisé non relu

LES PRINCES ET LES POETES

Les hommes puissants sur les choses matérielles, les grands^ comme on disait autrefois, ont une destinée qui n'est pas sans analogie avec la destinée des poètes, mais en sens contraire. Le poète, récri\^in de génie, honoré, admiré au loin, est envié à la fois et méprisé autour de lui ; ses parents, ses amis, n'adoptent qu'après une vive résis-^ tance l'opinion, à son égard, du public éloigné. — Et, comme disait un Latin : « On les adore où ils ne sont pas, on les brûle où ils sont. » Les grands, au contraire, ahuris d'adulation, étouffés par l'encens de ceux qui les entourent, sont, au loin, vilipendés et quelquefois calomniés.

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