SCÈNE Mil
CORIOLAN, ensuite LE PÈRE GIBBON.
CORIOLAN, sortant de la cuisine une paire de bottes à la main. Elle est veuve... et voilà deux bottes!., deux bottes cirées d'hier... ou de ce malin!.. Ah! cristi! excusez !..
Air : VHomme vert.
Quels pieds! quels abatis canailles!
J'ai lu quequ'fois dans les journaux, Qu'en rtrouvant des membres de tout's tailles On recompos' les animaux.
Or, j'ai le mien, tout me l'assure, A voir les bottes que voila, La main dont ma joue a la mesure Était la sœur de ces pieds- là !
LE PÈRE GIBBON, entrant avec une malle (1) La malle de madame Robichon. (// se dirige vers la porte à gauche.)
CORIOLAN, jetant les baltes. Hein!.. Oh!., madame Robichon. (// court à lui, et saisit la malle.)
LE PÈRE GIBBON. Oh! Seigneur Dieu! que vous m'avez fait peur !
CORIOLAN. Madame Robichon... c'est sa malle... que vous apportez.
LE PÈRE GIBBON. Chez Sa nioce, après !
CORIOLAN, /enanf la malle, et redescendant vers la rampe. Sa nièce!., (Avec un rire convulsif.) Ha! hal ha!., sa nièce!.. Madame Berneretî.. et elle ne connaissait pas...
LE PÈRE GIBBON, entraîné. Mais prenez donc garde, vous allez me faire verser! ..
CORIOLAN. Arrive ici, vieux casse-noiselle 1
LE PÈRE GIBBON. Je m'appelle Gibbon.
CORIOLAN. Eh bien! réponds, vieux singe!
LE PÈRE GIBBON. Ah! ne me tutoyez pas ou je te tutoie aussi!
CORIOLAN. Madame Gaudicbon... Bobichon...
LE PÈRE GIBBON. Robichon...
CORIOLAN. Elle est ici chez qui? chez qui? LE PÈRE GIBBON. Ah çà, VOUS m'enouvez, estce qu'on fait tournerun homme comme un lontou ! CORIOLAN, le secouant et criant. Chez qui? LE PÈRE GIBBON, Criant. Chez sa nièce.
CORIOLAN, de même. Mariée!
LE PÈRE GIBBON, de même. A un homme!
CORIOLAN. Berneretî. ...
LE PÈBE GIBBON, AprèS !