‹ Une poule mouilléeChapitre 15 sur 37 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

ne me suis jamais laissé toucher par un homme... Je suis demoiselle.

coRioLAN. Oh! soyez tranquille, je ne vous mangerai pas.

BERNERET. Vous mo manquez, Monsieur!

ÉLiSA. Ma la nie!

CORIOLAN. Permellez... pernieliez... où avezvous laissé Berneret... M. Berneret... voire neveu Bernerel.

BERNERET, tirant son mouchoir. Berneret!... ah!... si vous venez renouveler nos douleurs! {Pleurant.) Il n'y avait qu'un Berneret... {Suffoquant.) Et nous l'avons perdu.

ÉLISA, de même. Il y a six mois...

CORIOLAN. Mais enfin, il faut...

BERNERET, plcuraut plus foTt. Ah! ah !.. Monsieur!...

ÉLiSA, de même. Ah! ah!

coniOLAN, les imitant. Ah! ah! ah!

Air; Abl que le diable les emporte !

BERNERET.

Ce cher, ce charmant iicrnerel!

Un cœur d'or, uue âme si forte 1

ELISA

Ah! quel bon mari ça faisait!

Si doux, si tendre!

BERNERET.

Et pas trop laid!..

ÉLISA

C'est triste, quand seule wi demeure !

Vous ne comprenez pas cela !

Page 1