‹ Une poule mouilléeChapitre 14 sur 37 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les mêmes, BERNERET^ habillé en femme, avec un chapeau et un châle (1 ).

BERNERET. Ah ! ciel ! qu'est-ce qu'on fait à ma nièce !

CORIOLAN. Qu'est-ce que c'est que ça?

ÉLISA, courant à lui. Ah! ma tante Robichon ! CORIOLAN. Madame Robichon !.. ah! la belle femme !

BERNERET. J'étais là, ma poule, à boire un verre d'eau sucrée pour mes crampes d'estomac... j'avais lâché mon corset, lorsque j'ai entendu des cris.... qu'est-ce donc, Bicheite ?... qu'as-tu, ma mignonne! quel est cet homme exotique qui est chez loi?

CORIOLAN. Hein! un homme exotique...

ÉLisA. Ne faites pas attention, ma tante, c'est un étranger...

BERNERET. Jour de Dieu ! s'il osait le manquer! ÉLISA. Non!... non !...

BERNERET, séloignanl. Mademoiselle (2) !... coaiOLAN. Mademoiselle... il parait que nous sommes arrivés ensenible par le chemin d'Orléans.

BERNERET. Ah ! Monsicur est d'Orléans... je ne l'aurais pas cru... Les hommes d'Orléans ont les jambes torses et le dos équivoque... mais Monsieur est bâti que ça fait plaisir à voir.

CORIOLAN. Vous êics bien bonne... mais comment se fait-il que vous soyez ici?

BERNERET. Je pourrais vous répondre poliment : qu'est-ce que cela vous fait? passez

voire chemin, vous m'cmbê... (ÉUsa le pousse.) Mais j'aime mieux vous dire que je suis arrivée un instant avant mes hardes.

ÉLiSA. Ma tante Robichon venait d'entrer... CORIOLAN. Ah!... pendant que j'étais là. [Il montre la cuisine.) ÉLis.A. Sans doute.

BEuNERET. Ma niècc, si tu me faisais venir une citadine, mon ange... (Bas.) Filons tous les deux!... (Mouvement de Coriolan.) I*:irdon, Monsieur, je vais chez mon médecin (3) pour mes crampes d'estomac... avec ma nièce... Et comme je pense que vous n'êtes pas planté ici à perpétuité...

CORIOLAN. C'est selon !

BERNERET. Dépêchons, Bichctte... dépéchons!.. ELISA. Oui, ma tunlo. (Elles remontent vivenient.)

CORIOLAN, retenant Berneret. Permettez, Madame...

BERNERET, S éloignant. Ne louchez pas!... je

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