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Une prière judéo-persane

La prière parsie dont nous donnons plus loin la traduction a été publiée, pour la première fois en Europe, par M. Sachau dans ses Nene Beitrœge \ur Kenntniss der Zoroastrischen Litteratitr (dans les Comptes rendus de l'Académie de Vienne, 1873, pp.

828-833. Il reproduisait le texte d'un manuscrit du British Muséum, malheureusement très incorrect (A.dd. 8996, f. 40 b) t et dont l'habile orientaliste a, dans sa traduction, tiré à peu près tout ce qu'il était possible d'en extraire. L'année précédente, 1872, sans qu'il en eût connaissance, un texte plus correct avait paru à Bombay dans YÀvesla Tamam, publié par l'imprimerie de l'Akhbari Saudâgar, vaste compilation qui contient presque tous les textes religieux existant,

zends et parsis, mais qui a le désavantage d'être imprimée dans le caractère guzarati (vol. I, pp. 730-732). Le Khorda Avesîa de Tîr Andâz, publié l'année suivante, 1874, contient une troisième édition de notre prière , accompagnée d'une excellente traduction persane. Ces deux textes nouveaux et cette traduction facilitent singulièrement notre tâche.

NAMAZI ORMAZD.

Prière à Qrma^d*

i. Prière au Créateur Ormazd, brillant et glorieux; qui connaît tout, savant; puissant et qui rend puissant ; qui sait pardonner et qui pardonne I ; qui nous donne tout bien, nous conserve tout bien, qui écarte tout mal ;

2. Roi majestueux, droit a et victorieux; créateur majestueux et pur.

3. Je remercie le Créateur Ormazd : je le remercie en pensée, je le remercie en parole, je le remercie en action.

4. Merci à toi, ô Créateur, pour les bons jours qui sont venus : je te remercie pour les mauvais jours qui ne sont pas venus.

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