PREFACE. III
bles lettres ou dépêches qui ont passé par nos mains. Il est impossible d'être plus sincère, et la connétable en l'écrivant ne pouvait guère prévoir que, deux cents ans plus tard, on viendrait curieusement comparer ses lettres et son journal avec les dépêches des nonces et des ambassadeurs.
Il résulte pour nous, de ce travail fait le plus consciencieusement possible, que Marie Mancini a été calomniée sciemment par ses ennemis et que, pendant la vie si romanesque et si agitée qu'elle a menée depuis son mariage à sa mort, on peut lui reprocher des imprudences, non des fautes : le lecteur en jugera.
Si nous avons cité nos sources avec tant de soin, c'est dans la crainte qu'on ne puisse nous accuser d'avoir brodé le récit des aventures, inouïes par leur nombre et leur variété, qui ont rempli l'existence de la connétable. Nous affirmons ne pas y avoir ajouté un mot,
LUCIEN PEREY.